De tout, de rien, et de l'éclectisme

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samedi 7 août 2010

Mise à jour du blog...tout nouveau tout moche !

Bonjour à tous ! Je tiens à vous prévenir que j'ai effectué la migration entre Dotclear 1.2.7 et Dotclear 2.2 (le moteur du blog en somme pour ceux qui l'ignoreraient), migration qui était prévue depuis des mois ! J'ai pu trouver assez de vaillance en moi pour franchir le pas et m'aventurer dans ce délicat périple qui m'aura tout de même pris une bonne heure et demi (merci free et ENGINE innodb ^^).

Cette migration implique notamment que l'adresse du blog change, et cette dernière est désormais accessible depuis le lien suivant : http://cheztituscapulet.free.fr/weblog. Ce changement implique d'autre part que la page où vous vous trouvez actuellement ne devrez plus être mise à jour (mais devrait rester disponible pour le moment). Enfin, ce bouleversement implique que le look du nouveau blog n'est pas encore à mon goût, et qu'un effort particulier sera fait pour le rendre sympathique !

mercredi 4 août 2010

Un avant-goût...

Je travaille depuis quelque temps sur une nouvelle, ce qui explique mon manque d'assiduité sur la tenue de ce blog. Afin de mettre un terme aux rumeurs les plus sordides qui circulent sur la toile et qui indiqueraient que j'ai simplement mis ma carrière d'écrivain (certes au stade embryonnaire) entre paranthèses, et aussi afin de rassurer mes lecteurs, voici un tout petit extrait de la nouvelle en question. Lorsque j'aurai conclu cette dernière, peut-être ce passage n'aura-t-il pas évolué d'un iota, ou bien peut-être aura-t-il disparu ! Qui vivra verra ! En attendant, ENJOY !

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Encore tout chamboulé par ce qui venait de m'arriver, je fus entrainé hors de la salle par un mouvement de foule irrésistible dont je ne cherchais même pas à contrer la marche. Tout effort aurait été de toute façon vain, tant la puissance que peuvent dégager des dizaines de personnes liées les unes aux autres tel un seul sur-homme est impressionnante. Et parce que j'avais l'esprit trop embrumé pour entreprendre une quelconque action, c'est par instinct de survie que cette fabuleuse machine qu'est mon cerveau primaire se mit en branle afin de me permettre d'encaisser les coups inévitables et de suivre la procession tel un maillon de la chaine trop faible pour agir. Autant dire que je n'avais pas la moindre idée du lieu vers lequel j'étais censé aller. Je pense d'ailleurs toujours aujourd'hui que cette foule elle-même n'en avait pas la moindre idée. Elle fonçait vers sa destination sans réfléchir, inconsciente du chemin à emprunter, mais résolue à avancer. A posteriori, je me dis que c'est bien malgré moi que je me retrouvais parmi ces fameux moutons que j'avais tant méprisés. Mais était-ce le cas ? Dans ma temporaire fébrilité, je commençais à me prendre au jeu. Je ne voyais pas tellement de différences entre cet élément rouillé que je représentais, seulement porté par la foule, et l'automate que j'avais pu être en certaines occasions lors de soirées en boites de nuit, alors que les stroboscopes battent leur plein et que les musiques aux rythmes répétitifs et aux basses entêtantes martyrisent nos oreilles et réveillent nos jambes par ce mystérieux instinct de la danse. J'avais presque honte de me l'avouer, mais je ressentais du plaisir à être baladé par cette masse, de me laisser guider et de guider tout à la fois, malgré mes pas mal assurés. J'étais totalement grisé par ma propre impuissance. On a pour coutume de dire que le comportement d'une foule est un phénomène émergent. Je comprenais maintenant la portée de cette phrase. J'étais totalement convaincu à ce moment précis que nul personne de la foule ne contrôlait les mouvements imprévisibles de cette masse bouillonnante. Pourtant, nous avancions tant bien que mal, et notre trajectoire ne m'apparaissait après tout pas si chaotique qu'elle en avait l'air au premier abord. Nous approchions de ce que j'appelais la croisée des chemins, portail central du festival qui conduisait aux trois plus grandes scènes. En face, l'océan...

Soudain, j'eus plus de places pour respirer. Je devais même faire des efforts pour me mouvoir, et je serai tombé de tout mon poids si mes réflexes m'avaient abandonné ! Preuve que la foule m'avait totalement porté, qu'elle avait porté chacun d'entre nous. De toute évidence, l'espace suffisant offert par ce carrefour avait cassé la plupart des maillons. Le charme était rompu. Je regardais autour de moi, nous étions tous transpirant, dégoulinant, trempés, la sueur nous enveloppés de la tête aux pieds. Quelques filles qui passaient à côté de moi enlevèrent leurs T-shirt, laissant apercevoir leur soutif et par-delà les tissus, leurs seins. Elles me jetèrent un regard approbateur tandis que j'étais momentanément fixé sur leurs attributs. Puis elles commencèrent à courir en direction de la plage. Celle-ci n'était pas à plus d'une centaine de mètre. Reprenant peu à peu mes esprits, je pouvais apprécier la légère brise qui caressait mon visage. Je fermais les yeux afin d'augmenter cette sensation de bien-être. Cette brise était si douce, elle semblait tellement bien s'y prendre avec moi que j'aurais pu la confondre avec mon âme sœur, la seule sans doute qui pourrait me caresser de la sorte, de manière si sensuelle, comme une caresse que seuls deux amoureux pourraient s'offrir. Le genre de sensualité que deux personnes qui se connaissent et se comprennent intimement partageraient une fois sans jamais l'oublier pour le restant de leurs jours.

samedi 29 mai 2010

Lost of the dead

Lost est mort, vive Lost ! ou presque... Je me rends compte qu'il n'est pas facile d'effectuer un bilan sur cette série, du moins, il ne m'est pas facile de savoir sous quel angle l'attaquer. J'ai toutefois attendu quelques jours après le Series Finale, afin de n'effectuer aucune critique à "chaud " et cela devrait m'aider. En parlant de Series Finale, je me dis d'ailleurs qu'il serait plus judicieux de débuter mon histoire par les côtés négatifs de la série, histoire de finir sur une bonne note.

Cotés négatifs ? Series finale ? Quid de cette fameuse conclusion que l'on promettait tonitruante me direz-vous ? Et bien, pour être franc, je trouvais que l'épisode n'était vraiment pas mal parti de manière globale, en tenant compte à la fois des événements se déroulant sur l'ile, ainsi que de ceux présentés dans les fameux flash-sideways. Mais j'ai vite déchanté. Et du coup, je finis de me mettre à la marge des fans de Lost. Après avoir clamé ma préférence pour les relations entre personnages, ce qui m'excluait des fans de tous ces Grands Mystères Mythologiques, je clame...ma préférence une nouvelle fois pour les relations entre les personnages. Quelle merveilleuse façon qu'ont donc eu les scénaristes de nous pondre ce monde qui n'en est pas un, dernière station avant le Paradis, un monde merveilleux rempli de retrouvailles émouvantes (une toutes les 10 minutes en moyenne) entre personnages décédés.

Les gens qui ont clamé leur préférence pour les fameuses interactions entre personnages ont été charmés dans leur grande majorité d'après les réactions que j'ai pu lire. Euh...mais je suis un OVNI ou quoi ? J'aimerais bien savoir où se trouve le défi scénaristique de regrouper tous les personnages (tous en mode je suis content, je t'ai retrouvé, on est tous gentils maintenant...et accessoirement morts). C'est d'une nullité sans commune mesure. Mais comment en vouloir aux scénaristes ? Tous les personnages sont tombés comme des mouches au cours des derniers épisodes ! Facile, il suffisait que les scénaristes évitent la boucherie. La facilité a prévalu... Une vraie bonne fin qui ne négligerait justement pas les relations entre personnages aurait dû se passer sur l'ile, avec des êtres...vivants, qui ont donc des problèmes d'êtres vivants ! Parce que si vous avez aimé cette fin, les scénaristes auraient très bien pu pondre ce pseudo-monde dans l'espace, Jack grimé en Chewbacca, Jacob en Yoda (merci Hurley) et... Hurley dans le rôle de Jabbah le Huth tiens ! J'aurais alors eu autant de facilités à m'identifier à un zombie qu'à un Jedi...

Et quitte à saupoudrer le tout de religiosité (ce qui nous ramène aux meilleurs moments de Lost, et ce fameux épisode où Charlie cherche à tout prix à faire baptiser Aaron !), autant assumer jusqu'au bout. Ça aurait été moins risible à mes yeux, une fois les portes du Paradis ouvertes, que l'on retrouve tous les acteurs de la série alignés sur la plage en train de nous dire :"A bientôt !!" suivi d'un petit "Wouf Wouf !", signé Vincent ! Non seulement, j'aurais bien rigolé, mais en plus tout cela aurait eu un rapport avec l'île - et donc la série - car le plus grand défaut de cette fin nauséabonde, ce n'est pas tant ce côté religieux qu'une perte d'identité totale par rapport à tout ce qui a fait Lost. Mais ne désespérons pas, je sais comment reprendre les choses en main, car après les fin de Lost, de 24, et de Prison Break, il m'est venu l'idée d'un Spin-Off , "24 Island Break", où l'histoire de Jack et de Vincent, enfermés dans un mystérieux temple par Hurley et Ben son infâme conseillé. Heureusement, le plan de l'île est tatoué sur le corps de Rose. Mais Jack et Vincent devront se dépêcher, ils n'ont que 24 heures pour s'enfuir...Tout un programme, pour sauver Lost. Accessoirement, "24 Island Break", ça fait un peu titre de DVD coquin, enfin bref je m'égare.

Bon, après avoir lu ce petit pavé à la charge de Lost, on a dû mal à imaginer que j'adore cette série. Je vous promets que c'est le cas pourtant ! Il est bien connu que qui aime bien, châtie bien. Mon désarroi devant cette conclusion a donc été tout naturellement à la hauteur de mes attentes. Attentes qui sont nées suite à la vision de très bons épisodes qui ont démontré toute la force d'une série comme Lost. Pour moi, l'un des épisodes les plus marquants restera "The constant", fabuleux épisode de la saison 4, saison la plus courte (14 épisodes, grève des scénaristes, à croire que les amateurs qui les ont remplacés sont de bien meilleurs narrateurs ;-)), mais certainement pas la moins bonne. Cette saison 4 est pour moi la plus brute, la plus violente, mais aussi celle qui tergiverse le moins quant aux actions des personnages et des événements qu'ils subissent , comme si le fait qu'il n'y ait que 14 épisodes et un but à atteindre avait eu pour résultat de lâcher la bride des dits scénaristes, qui auront magnifiquement agencé flahforwards, événements dramatiques sur l'île, avant l'énorme final qui dévoilait à merveille une partie du mystère de l'île. Quant à l'épisode "The Constant", il était un petit chef d'œuvre de narration, mettant au centre de l'intrigue un des mes personnages préférés, Desmond, en proie à des allers-retours temporels (^^). N'allez pas croire pour autant que l'épisode s'attache particulièrement à résoudre ce problème. Au contraire, cet épisode est une magnifique opportunité pour résoudre une histoire romantique à souhait dans le bon sens du terme, dans l'une des scènes les plus marquantes de la série (je parle pour moi), le tout accompagné d'une superbe musique. Cet épisode combine donc un rythme haletant, un suspens quant au devenir d'un personnage ö combien central et attachant, (sans être une des stars de la série), le tout combiné aux mystères de l'ile et servi par une formidable bande son (composée par Michael Giacchino, qui aura su renouveler les thèmes au cours des six saisons) ! Que demander de plus ? Comment mieux résumer la qualité qu'a pu atteindre Lost dans ses meilleurs moments ? Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si The constant est considéré à juste titre comme le meilleur épisode de Lost. Je crois que je n'ai pas besoin d'en dire beaucoup plus. Pour faire taire les mauvaises langues, je dirai que malgré ce final raté, je suis loin de considérer que toutes ces heures à regarder Lost ont été des heures perdues ! Bien au contraire ! J'aurai accompagné mes personnages préférés quasiment jusqu'au bout de leurs aventures (l'île étant justement ce vecteur d'interaction, de convergence entre une pléthore de caractères), et c'est sans regrets que je les quitte, car il faut bien une fin (même ratée) sous peine de se lasser !

Ainsi, mention spéciale à Desmond (Henry Ian Cusick, génial à chacune de ses apparitions), Jin (Daniel Dae Kim , peut-être le personnage dont l'évolution au fil des saisons est la plus efficace, et que dire de sa dernière scène sur l'île, enfin sous l'eau...), Hurley, Sawyer, Faraday (Jeremy Davies, dont les scénaristes se sont trop vite débarrassés hélas) et - last but not least - "The man in black" alias "Smokey" (Titus Welliver, un acteur que l'on aura hélas trop peu vu, alors que l'on aurait davantage pu se concentrer sur son histoire, sa personnalité, sa relation à Jacob, au cours de quelques épisodes, plutôt que perdre notre temps avec des individus que l'on nous sort du chapeau à un épisode, soit disant capitaux pour le reste de l'histoire, et qui disparaissent deux épisodes plus tard. Enfin, on ne peut pas réécrire l'histoire...). Et désolé pour ceux que j'oublie !

Voilà, un beau chapitre de "Moi et mon rapport métaphysique aux séries" est clos. Et pour finir en beauté, quelques unes des meilleurs répliques de la série (de mémoire) :

- Sawyer : "There's a new Sheriff in town" (bien tenté, pour justifier la présence de la Kalachnikov dans son dos)

- Hurley : "Dude, the guy's worse than Yoda" (entièrement d'accord avec toi Hurley - rapport à Jacob)

- Sun : "Oh jiyodaes" (désolé, je ne parle pas coréen)

- Jin : "Others" (Prendre l'accent coréen)

- Ben : "What about me ? " (bonne question Ben !)

- Locke : "I don't understand" (rassures toi John, tu n'es pas le seul !)

- Jack : "!" (air ahuri)

- Michael : "Waaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaallllllllltttt..." (sans commentaires)

- Walt : "My father is a hero, he killed Ana-Lucia" (Ok, celle-là je l'ai imaginé, mais vous conviendrez que Walt est un être bien mystérieux ^^)

- Moi : "A bientôt !"

- Vincent : "Wouf, Wouf, Wouf !" (Vincent, le cerveau de l'île !)

samedi 22 mai 2010

No blog's land

Après m'être perdu dans le no blog's land durant quelques semaines, j'ai la joie de vous annoncer la reprise en fanfare de ce blog - au moins pour la journée !

Mes lecteurs les plus assidus auront noté que ce soudain réveil n'est pas le simple fruit du hasard. Et ils auront raison. En effet, deux événements d'importance vont se dérouler demain dimanche 23 mai 2010. L'un concerne le sport, l'autre une série, l'un est mon sport préféré, l'autre est une série qui occupe une place bien à part dans mon panthéon des séries que l'on doit avoir vu au moins une fois dans sa vie !

Vous aurez noté qu'après en avoir fait un des fils rouges de mon blog, je n'ai pas parlé de tennis depuis un bon moment en ces lieux. En effet, j'ai estimé que j'en avais déjà fait un tour assez large, grâce notamment à Nadal et Federer qui m'auront permis de m'exprimer sur ce sport d'une manière que je n'aurai jamais rêvé atteindre (j'étais beaucoup trop jeune à l'époque des Sampras-Agassi !). Sans les émotions qu'ils m'ont procuré, j'aurai sans doute eu un mal fou à transcrire ma passion pour le tennis. Je les en remercie pour cela. Du coup, cette période un peu molle dans laquelle le tennis est tombé suite aux blessures de Rafa et au peu d'efficacité de Roger en dehors des grands chelems a démontré qu'actuellement, il y a peu de joueurs au charisme suffisant pour déloger ces champions de leur place au sommet. Je suis donc soulagé d'avoir profité autant que faire se peu de tous ces duels. Et je me réjoui du coup d'envoi du tournoi de Roland-Garros dès demain, tournoi qui pourrait très vraisemblablement se terminer par une quatrième finale Federer-Nadal, avec cette fois-ci Federer dans la peau du tenant du titre. Wait and see !

Dans un tout autre domaine, demain soir sera diffusé l'ultime épisode d'une série qui m'aura passionné six années durant, LOST ! J'aurais beaucoup à dire sur cette série, et je suis partagé entre m'exprimer avant de connaitre le fin mot de l'histoire, ou attendre que la saga soit définitivement à ranger aux rangs des séries closes ! Le premier cas me paraît le plus intéressant, notamment parce qu'il me permettra de m'exprimer plus librement sur la série, sa mythologie et ses multiples mystères sans avoir une vue biaisée par la connaissance de ces dits mystères (cela dit, d'une part je ne suis pas convaincu que l'on ait tant de réponses que cela à la fin de la série et d'autre part, toute la mythologie reste assez basique et ce n'est pas cela qui m'intéresse le plus - voire ci-après !). Autant le dire de suite, dans Lost, ce ne sont justement pas tant les mystères et la mythologie en tant que tels qui m'ont passionné et qui ne sont pour moi qu'un fil conducteur, un support aux interactions entre personnages qui elles, m'auront tenu en haleine durant tout ce temps. En cela, je dois me différencier d'une bonne partie du contingent des fans qui se font souvent une obsession de certains détails (les chiffres par exemple, je ne vois pas trop ce qu'il y a à en dire). Voilà, il ne me reste plus qu'à rédiger ma déclaration d'amour (et de haine ^^) à Lost. See you soon

dimanche 11 avril 2010

Poème d'avril - Speedwriting 8

Le mois d'avril est décidément apte à stimuler ma fibre poétique. Après un essai qui date d'il y a déjà un an (!), j'exprime de manière moins mélancolique que dans mon précédent poème (dont je n'ai toujours pas trouvé de titre convenable) l'arrivée du printemps.

Poème très court, qui s'inspire des haikus japonais dans sa brièveté, mais qui n'en respecte bien sûr pas les règles. Si quelqu'un souhaite traduire celui-ci dans la langue de Chihiro, qu'il n'hésite pas. Pour la petite histoire, c'est a posteriori que je me rends compte que le haiku est le modèle adapté à mon poème, car à la base, ce dernier est la traduction d'un poème russe composé par moi-même dans une langue dont je ne maîtrise que deux mots (Da, Niet), poème qui me fut inspiré non par la vue d'une fleur, mais par un Colonel (citron vert...et Vodka). Vous n'avez rien suivi de mes explications ? N'ayez crainte, c'est tout à fait normal.

Place au poème :

Fleur des rosées matinales

Aux premières lueurs de l'aube

Dévoile ses pétales

mercredi 27 janvier 2010

Bonne année 2010 !

Tant qu'il est encore temps, je souhaite à mes lecteurs toujours aussi assidus à la tâche qui consiste à lire, voire à commenter mes billets, une très joyeuse année, pleine de bonheurs simples.

Voici d'ailleurs la liste dévoilée de ces fameux lecteurs-commentateurs depuis la création de ce blog :

- Deus

- Gillus Rex

- Julian

- Gilles

- Amy

- Aimée

- Ton Ex Voisin

- Shrek

- Moi

C'est avec une émotion non feinte que je les remercie d'avoir fait vivre ce blog ! Il ne serait rien sans eux ! Aussi je me dois de m'engager auprès d'eux et de leur promettre que je ferai tout mon possible pour publier davantage.

Sur ce, mon oreiller et ma couette se joignent au concert de louanges ; nous vous souhaitons une très bonne nuit !

dimanche 24 janvier 2010

L'Ultime Secret n'en ai pas un - Speedwriting 7

Bonjour. Bienvenue à vous tous ici présent. Je vous remercie d'avoir favorablement répondu à mon appel, et d'être venus en si grand nombre. Je vous ouvre mes portes, mais ne vous méprenez pas. Vous n'entrerez pas dans mon univers - d'une part, telle n'est pas mon intention, et d'autre part, même si je le souhaitais, il me serait impossible de vous faire franchir le seuil. Aussi méritants que vous puissiez être, vous n'avez pas, vous ne pouvez évidemment pas avoir l'expérience, le vécu qui est le mien en ce jour. Soyez en heureux. Je prie le ciel, je prie les étoiles, j'envoie mes pensées les plus profondes au delà des frontières de l'univers - en a t-il seulement ?- que vous n'ayez jamais à subir ce que j'ai vécu. La vie est un drôle de phénomène. Que l'on soit homme de science, homme de foi, ou les deux à la fois, on ne peut nier le miracle absolu de cet agencement spontané de la matière. Comment l'inanimé a t-il pu laisser la place à l'animé ? Nul ne le sait. Mais le miracle de la vie a bien eu lieu. La vie est censée être une bénédiction. Une chance. Nous vivons, nous ressentons, nous aimons, nous rions, nous pleurons, nous haïssons, tels sont les lieux communs de la vie de tout un chacun. Quelques petits moments de bonheurs, quelques petits moment de malheurs, au final une équation à somme proche de zéro. La plupart d'entre nous n'est ni avantagée, ni lésée. Nous essayons de nous faire une place. Nous sommes tous plus ou moins égoïstes bien évidemment. Il est normal de penser d'abord à soi. Mais nous le faisons la plupart du temps avec les meilleures intentions du monde. Du moins, c'est ce que nous croyons. Avant d'aimer les autres, il faut d'abord s'aimer soi-même. Et quand on aime, on ne refuse rien. On ne se refuse rien. Il n'y a aucune honte à se comporter de la sorte. Vous avez agi ainsi. Vous agirez encore ainsi. J'ai moi-même agi de la sorte. Oui, je le répète, il n'y a aucune honte à se conformer aux règles élémentaires de la Vie. Il faut bien se l'avouer, nous sommes prisonniers, bien plus que de nos désirs, de nos existences. Voilà le prix à payer pour ce miracle. Depuis des siècles, depuis que l'humanité est apparue, nous avons vainement essayé de trouver un sens à notre existence, ou bien de démontrer l'absence de sens, ce vide qui vous fait si peur aujourd'hui, et qui vous conduit vers moi. Je comprends votre angoisse. J'imagine que le cheminement a dû être douloureux. Ce moment, terrible, où l'on se rend compte, après toutes ces heures de torture intellectuelle, que nous ne sommes au final pas différents des autres. De notre voisin de palier que nous méprisons à l'envi aux premiers philosophes qui nous léguèrent leurs pensées il y a de ça des milliers d'années. Il est terrible de voir à quel point le progrès, cette science qui nous a apportés tant de choses, n'influence pas, et n'influencera surement jamais nos angoisses existentielles. Peut-être ces dernières sont-elles inscrites quelque part dans nos gènes, marquées au fer rouge. D'aucuns ont une foi illimitée dans le progrès ; j'y ai moi-même pris ma part. Mais qu'on se le dise, nulle équation ne déchiffrera jamais l'Ultime Secret. Car ce dernier n'existe pas, nous l'avons nous-même créé. Il fut pour des générations l'ultime châtiment, et il le restera pour les générations à venir, à jamais...Bien, après cette petite introduction, prenez votre livre au chapitre premier et débutons : "Pourquoi désespérer, l'humanité ne peut statistiquement que finir par s'éteindre".

dimanche 20 septembre 2009

Episode 0 - Pilot

Comme cela ne vous aura certainement pas échappé, nous sommes cette année en 2009. Pour beaucoup d'entre nous, ce nombre ne représente pas grand chose. Je suis pourtant convaincu pour ma part que ce dernier recèle de multitudes de propriétés plus intéressantes les unes que les autres, et je le dis sans ironie. Mais au-delà des chiffres et de toute arithmétique savante, ceux sont les événements que l'on a vécu, ceux que l'on a raté, les émotions qui nous ont transportés, les souvenirs que l'on a gravé, les liens que l'on a noués, ceux que l'on a défaits – en somme tous ces éléments qui font notre vie et la rende si belle à certains instants, et si triste et désespérante à d'autres moments – qui font ces douze mois, année après année. Certaines se révèlent plus marquantes que d'autres, et pour chaque individu, quelles qu'en soient les raisons, une année peut souvent se résumer à quelques faits, à quelques impressions qui resteront telle une marque indélébile dans le livre de nos vies.

Pourquoi faire un bilan de mon année 2009 me demanderez vous ? Celle-ci n'est même pas arrivée à son terme. Certes, mais d'une part mon intention n'est pas de faire un bilan de cette année, et d'autre part, en ce mois de septembre, on atteint déjà une période qui a souvent son importance et qui est en quelque sorte le déclencheur de ma réflexion. Personnellement, ce neuvième mois de l'année a toujours représenté deux faits majeurs et antagonistes, l'un attendu avec plaisir, l'autre souvent redouté. L'un des ces faits est mon anniversaire, l'autre est la rentrée des classes, que j'entends ici au sens assez large. Depuis mes trois ans, j'ai donc toujours vécu au mois de septembre une nouvelle année « scolaire ». Les guillemets ont ici leur place, puisque j'inclus la plupart des cycles que peut vivre un jeune, des premiers pas à la maternelle et de l'enfance au primaire, à l'adolescence au collège et au lycée, pour finir par les études, plus ou moins longues et plus ou moins couronnées de succès selon nos choix, que l'on soit à l'université, en grandes écoles, ou dans de multiples autres types d'établissements. Je n'ai bien sûr pas vécu toutes ces rentrées de la même manière. Mais il est vrai que l'appréhension ne s'est réellement estompée, sans jamais tout à fait disparaître, qu'à partir du lycée.

En ce mois de septembre, je n'ai pourtant pas connu cette fameuse rentrée, rituel immuable depuis 1987. En ce mois de septembre, j'ai eu 25 ans, ce qui me fait dire que j'entre définitivement dans l'âge adulte, au moins d'un point de vue légal, puisque la société ne manquera pas de me le rappeler pour de multiples raisons, les premières d'entre elles se révélant être les fameuses réductions étudiantes en tous genres auxquelles je n'aurai bientôt plus droit. En ce mois de septembre, je suis déjà rentré dans la vie active. Mon futur est-il réglé pour autant ? Si je compare ma situation à celles d'autres jeunes de mon âge que j'ai l'occasion de côtoyer, je dirai qu'en apparences, ma situation n'est en moyenne ni plus complexe, ni plus simple. Il faut cependant creuser au-delà de ces apparences. Alors, cette situation me semble différente, car je parais appréhendé la vie et mes attentes d'une manière différente du jeune lambda. L'avenir qui se profile devant mes yeux est je peux bien l'avouer un vaste chantier qui n'est pas près d'être déblayé ! Je considère cette nouvelle entreprise comme un défi et j'ai bien conscience des luttes que je vais devoir livrer, aussi bien envers le monde au sens large qu'envers moi-même.

Pourtant, en ce mois de septembre, c'est davantage mon passé que mon avenir que j'ai envie d'évoquer. 25 ans, la fin des études, un boulot, autant d'arguments de base qui me suggèrent que le moment n'est pas si mal choisi afin de tirer un bilan des années passées. En outre, cette petite introspection ne sera peut-être pas inutile à l'aube d'une vie différente – que je considère moins comme une rupture que comme un renouvellement. Il est justement bien trop tôt pour trouver les termes ad hoc. Aussi, un retour en arrière paraît bien plus adéquat. Mais par où commencer ? Ou plutôt, quand commencer ? Quels événements raconter ? Lesquels méritent d'être détaillés lorsque d'autres seront tout simplement passés sous silence ? Enfin, comment narrer tout ce bouillon d'instantanés ? J'ai d'abord pensé aux thématiques, le boulot, les amis, les amours... Mais ranger des situations dans des thématiques comme on range les gens dans des petites cases me paraît simpliste et ô combien réducteur. D'autant plus que chaque thématique nourri et se nourri des autres à chaque instant de nos vies. Je préfère m'en remettre à la plus simple et non moins efficace narration chronologique. Pertinence et sobriété sont des valeurs auxquelles j'attache beaucoup d'importance, et je veux tâcher de les associer à travers mes souvenirs. Ne reste désormais plus qu'à mettre forme tout ceci, ce qui risque de prendre une nouvelle fois un temps...certain !

samedi 19 septembre 2009

Ce fut bien une histoire à l'américaine !

Il n'est jamais aisé de jouer une finale de grand chelem, et quand celle-ci se trouve être votre première grande finale, le handicap semble être double. En ce lundi 14 septembre 2009, Juan Martin Del Potro n'avait cependant pas à faire face à ce seul « inconvénient ». En face de ce petit jeune de 20 ans, débutant à ce stade de la compétition, se dressait une fois de plus de l'autre côté du filet, comme lors de la plupart des grands événements de la saison, Roger Federer, grand champion de 28 ans, quinze grand chelems dans la poche. Roger, qui n'avait jusqu'à ce jour jamais perdu une finale de grand chelem, exception faite face à son meilleur ennemi, Rafael Nadal. Les statistiques n'étaient donc pas en faveur d'une victoire finale de Juan Martin, et c'est un euphémisme de le constater ! Ainsi, lorsque notre argentin se retrouve mené d'un set, d'un break, et 5 à 4 dans le second set service Federer, on se dit que les statistiques ne se trompent jamais, et que Juan Martin n'a de toute façon pas à rougir de sa performance et du résultat à venir, tant Roger semble évoluer sur une autre planète depuis Roland Garros.

Certes, mais c'est vite oublier qu'en tennis, les statistiques sont comme les records, la vérité d'un jour. Mais qui sait quelle sera la vérité le jour d'après ? Et c'est ainsi que nous eûmes droit à un de ces retournements de situations tellement improbables, qui arrivent toujours au moment le plus inattendu, alors que dans un camp tout espoir semble perdu, tandis que de l'autre côté du filet la victoire est une évidence. Après plus de quatre heures de match, après avoir était mené deux sets à un, après être passé à deux points de la défaite, Juan Martin a su trouver les ressources et a magnifiquement conclu sa quinzaine, en dominant les débats dans un cinquième et ultime set bouclé sur le score de six jeux à deux ! Il a réussi l'impossible, que l'on ne croyait réservé qu'à un phénomène venu d'Espagne, battre Federer en finale de grand chelem. Il a réussi là où tant d'autres grands champions, telle sa victime du jour, ont réussi, à savoir remporter sa première finale d'un majeur. Il a tout simplement réussi son entrée dans la cours des très grands, en devenant au passage le premier joueur à dominer coup sur coup Rafael Nadal et Roger Federer. Juan Martin m'a donc une nouvelle fois privé de ma finale de rêve, mais je lui pardonne son effronterie, tant son cadeau d'anniversaire à mon encontre fut magnifique !

Cette victoire rafraichissante d'un nouveau venu vient conclure une saison de grand chelems qui fut riche en exploits, records et matchs ahurissants. Et comme je le disais dans un précédent billet, l'US Open nous a bien réservé quelque chose de spécial, en la personne d'un petit argentin d'1m98, qui aura au passage privé Roger d'un autre fabuleux record, à savoir une sixième victoire consécutive dans un grand chelem, ce qui n'était jamais arrivé dans l'ère Open. J'en conclue que mon intuition ne fut pas trop mauvaise cette année et j'ai déjà hâte de la tester lors des prochains grands rendez-vous ;-).

lundi 14 septembre 2009

Duologue - Speedwriting 6

- Je suis perdu...

- Non tu n'es pas perdu !

- Comment pourrais-tu le savoir ?

- Parce que pour se perdre, il faut d'abord savoir où l'on se trouvait l'instant d'avant.

- Tu insinues que je ne sais pas mener ma vie ?

- J'insinue que tu n'as jamais eu de ligne directrice, d'objectif précis. Tu t'es contenté de suivre un chemin que tu as emprunté par hasard et qui te convenait parfaitement jusqu'à cet instant. C'est là tout le danger de ces chemins formatés pour les esprits trop peu matures, trop faibles pour se construire leur propres routes.

- Comment oses tu ? J'ai des objectifs précis.

- Vraiment ? Alors comment se fait-ce que tu te sentes si isolé aujourd'hui au bord du chemin au point d'en appeler à moi. Ne devrais-tu pas retrouver simplement la bonne direction.

- Hmmm

- Regarde autour de toi, regarde derrière toi, devant toi, sur les bas-côtés. Raconte moi ce que tu vois.

- Je vois...je vois tout, tous ces gens, sur les bas-côtés, je les connais. Je sais que je les ai croisé à un moment de ma vie, j'en suis sûr.

- Comment s'appellent-ils ?

- Je...je ne sais pas. Je n'arrive pas à mettre un nom sur leurs visages. Pourtant, je te promets que je les connais. Attends, c'est étrange. Pourquoi sont-ils tous sur les bords de la route. Qu'est ce que cela signifie ?

- A toi de me le dire !

- Il n'y a personne d'autres que nous. La voie, le paysage...tout se ressemble. Tu es en train de m'embrouiller volontairement !

- Bien sûr que non.

- Bien sûr que oui. J'ai l'impression d'être perdu aux confins de l'univers, aux frontières du temps et de l'espace, là où s'orienter n'aurait plus de signification. Pas de nord et par conséquent aucun autre point cardinal. Voilà la sensation que je ressens. Je ne sais même plus par où je suis venu !

- C'est le propre de ces chemins. Faciles à emprunter, appréciés pour leur confort, mais une fois à l'intérieur on s'y perd, on ne différencie plus rien.

- J'ai l'impression d'entendre Yoda...

- Comme quoi il n'avait pas tort sur tout !

- Trêves de plaisanteries. Aide moi. Je t'en supplie. Je ne sais plus où aller, vers où me diriger. Pourrais-tu guider mes pas ? Tu es mon seul et unique espoir.

- Comme tu y vas ! Crois tu vraiment ce que tu dis ?

- Pourquoi serais-tu là autrement ? Et d'abord, comment es-tu arrivé jusqu'ici ?

- J'ai fait comme toi, j'ai choisi la facilité.

- Tes leçons de moral, tu peux les garder.

- J'ai pourtant bien le droit de te faire la morale. Que çela te plaise ou non, car c'est toi qui m'a emmené jusqu'ici. Et j'ai été bien gentil de ne rien dire jusque là. A vrai dire, j'espérais que tu saurais ce que tu faisais et que tu nous sortirais de ce bourbier. Mais plus le temps passait, plus tu t'entêtais à avancer.

- Pourquoi ne m'avoir rien dit plus tôt ?

- Parce qu'il n'est pas dans nos coutumes de venir vous voir. C'est à vous de venir à nous. Mieux vaut tard que jamais ai-je envie de dire...même si tu as perdu beaucoup de temps, il est encourageant que nous ayons aujourd'hui cette conversation, qui sera salutaire je l'espère.

- Mais expliques toi ! Pourquoi t'aurais-je emmené jusqu'ici. T'aurais-je récupéré au cours de ma traversée,sans même le savoir ?

- Ouvre les yeux, bon sang ! Peut-être étais-tu aveuglé par le chemin. Il est tellement attractif en effet. C'est l'une de ses nombreuses qualités, l'une de ses nombreuses perversités aussi ! Cependant, je ne crois pas que tu sois si faible. Tu savais très bien où tu t'engageais. Et puisque je suis maintenant à tes côtés, il est certain qu'il était dans tes desseins de me retrouver à un instant donné, l'instant que nous vivons en ce moment même. Il t'a fallu néanmoins me cacher au plus profond de toi même, de telle sorte que tu puisses avancer assez longtemps sur le chemin sans être alerté par ma présence. Mais tu ne m'as pas caché aussi profondément que la plupart des gens de ton espèce. Tôt ou tard, tu savais que j'apparaîtrais.

- J'aurais donc les clés ?

- Tout se trouve devant tes yeux. Cette image qui te semble si confuse, n'est-elle pas un leurre ? Même dans le chaos règne un certain ordre. A toi de trouver l'élément qui te permettra de débloquer les verrous...

mardi 1 septembre 2009

Une histoire à l'américaine !

Le dernier grand chelem de la saison, l'US Open, a enfin débuté. Après un été peu chargé en émotions et des têtes d'affiches au repos ou en congé paternité, j'espère que tous les amoureux de la petite balle jaune auront droit à leur lot de frissons dont ils ont été sevré pendant de trop nombreuses semaines ! Je ne sais pas si je dois cela à mon état d'esprit du moment, mais j'ai l'impression que cette année, sous ses dehors festifs (i.e. le show à l'américaine !), le tournoi nous réserve quelque chose d'inhabituel. Quelque part, c'est le duel à distance, la lutte perpétuelle que se livrent Federer et Nadal qui doit trouver son apogée à New York, la seule ville du grand chelem où ces deux immenses champions n'ont jamais eu le privilège de s'affronter ! La "faute" en grand partie à un Rafa, qui, en posant le pied sur le decoturf américain, affronte, avant tout adversaire en chair et en os, son pire ennemi. Sur une surface rapide, très rapide, et qui prend peu les effets, le jeu de Rafa perd un peu de son efficacité. Mais Rafa n'a fait que progresser ces dernières années, alors pourquoi n'aurait-il pas le droit de rêver à un nouveau sacre en grand chelem ? En remportant le tournoi, ce n'est pas seulement un grand chelem de plus dans son escarcelle, c'est surtout l'ensemble des tournois du grand chelem qui ornerait le palmarès de Rafa, qui deviendrait alors le septième homme à pouvoir se targuer d'une telle performance...trois mois seulement après la consécration du sixième homme, Roger, à Roland-Garros. Ne serait-ce pas incroyable que ce fait rarissime soit accompli deux fois dans la même année ? Oui, cela serait incroyable, mais pas impossible. Et en ce début de mois de septembre, la donne semble légèrement différente des autres années. Libéré de la pression, Federer paraît dominer les débats de la tête et des épaules, et Rafa, retombé à la troisième place mondiale depuis sa blessure, est à court de compétition. Mais sa fraicheur physique et sa rage de vaincre n'auront sans doute jamais été aussi fortes à cette période de l'année. Il suffirait finalement d'un seul match, dimanche 13 septembre, pour redistribuer les cartes, pour ajouter une nouvelle page à la légende, pour rentrer dans la légende. Le duel qui n'a encore jamais eu lieu ne pourra pas de défiler encore longtemps ! Certes, ils sont nombreux à pouvoir leur barrer la route, de Del Potro à Roddick, en passant par Murray et Djokovic. Mais quelle superbe affiche nous promettraient Roger et Rafa, et quelle drôle d'effet cela ferait d'avoir en cette année 2009 Roger vainqueur à Roland et à Wimbledon tandis que Rafa s'offrirait l'Australie et l'Amérique. Le monde à l'envers, un scénario Hollywoodien, une histoire à l'américaine !

mardi 7 juillet 2009

Délirium - Speedwriting 5

Une voix résonne dans ma tête. L'écho de ma pensée se débat et erre dans le néant de mon esprit. Je ne sais plus qui je suis...Le sang, le sable, l'eau, mes cheveux se mélangent dans ma bouche. Je ne vois plus rien, le soleil n'est plus et la lune rouge m'aveugle. La peau qui tiraille, la tête qui tourne, cette main qui m'a touché me brûle la peau, me brûle le ventre. Je ne connais même plus son possesseur. Et elle restera avec moi, marquée au fer rouge ! Je n'ai rien, si ce n'est cette détresse de savoir que j'ai tout perdu. Ce souvenir, c'est consciemment qu'elles me l'ont laissé. Aurais-je le courage de me relever. Je m'enfonce de plus en plus dans ce sable détrempée. L'océan fait des siennes. Les vaguelettes laissent désormais placent à une écume bouillonnante et écœurante. Je connais le goût de cet océan. C'est l'amer goût de ma défaite. L'endroit où j'ai cru vaincre. Je suis à bout de force. Et je commence à suffoquer ! Mes poumons se remplissent peu à peu. Mon poux s'accélère. J'ai tellement peur. Cela ne durera pourtant que quelques secondes. Au bout m'attendent la paix, le calme, la sérénité. Je suis à l'endroit où j'ai toujours rêvé d'être. Celui que je n'ai cessé de réclamer à cors et à cris. Je n'ai pas choisi la voix que l'on m'a tracé. Des larmes ruissellent sur mon visage, les dernières. Je peux les distinguer parmi ces milliards de molécules qui naviguent désormais sur mon visage. Elles s'écoulent doucement, délicatement. Comme si elles savaient. Elles profitent de ce dernier moment. Elles caressent mon visage et de mon œil, elles choisissent chacune leur chemin. Ma peau s'est écaillée, mais elles ne m'en tiennent pas rigueur. Au contraire, elles l'adoucissent. Un seul être au monde avait le pouvoir de m'adoucir de la sorte. Mais qui est-il ? Qu'est-il devenu ? Mon cerveau est vide de réponses, rempli de questions, d'impressions. Pourquoi m'avoir laissé dans une telle ignorance ? Puis-je partir en ayant tout oublié ? Là-bas, seule, perdue, incapable de recouvrer mes sens, je serai libre, libre de devenir une furie. Je déverserai ma haine dans l'espace infini où l'on m'aura abandonné. Condamnée à l'ignorance éternelle. Destinée à désespérer. Désespérée par cette destinée.

En fin de compte, au bout ne m'attendent ni la paix, ni le calme, ni la sérénité. Je dois à tout prix me relever. Mes bras s'enfoncent davantage dans le sable. Les battements de mon cœur commencent à ralentir. Je me sens mieux. Je réussi à glisser ma main sous ma poitrine. Je ne sens rien. Je n'entends rien. Serai-je nue ? Je ne tolérerai pas que l'on me retrouve dans cet état. Sous mon sein gauche, je sens une cicatrice. Elle n'a pas de liens avec ce que je suis en train de vivre. J'enrage de ne pouvoir débloquer les verrous de ma mémoire. Je voudrais par n'importe quel moyen briser ces chaines. Elles ne sont pas tant les portes de mon passé que de mon avenir que j'hypothèque un peu plus à chaque pensée. Dans quelques secondes je serai morte. Est-ce que je suis déjà folle ? Comment distinguer le délire à l'approche de l'instant zéro du délire dans lequel je suis plongé depuis ce moment où je me suis retrouvé privée de tout ce qui me liait à l'univers ?

...La lune rouge a disparu. Elle ne m'aveugle plus. Un parterre magnifique d'étoiles se dévoile à moi. Je me suis libéré de l'étreinte du sable et de l'océan. Ce dernier s'est arrêté de rugir pour laisser place à une mélodie apaisante. Je n'ai toujours pas la force de me relever. Tout juste puis-je basculer la tête pour constater ma nudité. Je retourne contempler ce ciel rempli de mystères que nul homme ne percera sans doute jamais même s'il avait l'éternité pour le faire. Ma respiration se fait plus régulière. Ces constellations me semblent familières. Je ferme les yeux. Entreverrais-je ainsi ce que mes yeux ne peuvent distinguer ? Mon ouïe est décuplée. Chaque note, chaque son, chaque mélodie peuvent être mise à nu. Telle une mosaïque, je me fais une idée plus précise de l'environnement qui m'entoure. Devant, l'océan. Derrière, au loin, les falaises abruptes. Une respiration, la mienne. Une respiration, plus brute, plus irrégulière, celle d'un étranger. Il se dirige vers moi à allure modérée. Quelles sont ses intentions ? Je ne peux les deviner. Pas plus que ce qu'il adviendra de moi dans quelques foulées. Au fond, qu'importe. J'ouvre les yeux. Un nouveau monde apparaît soudain. Je tourne la tête. Une silhouette se dessine. Elle s'arrête soudain. Que pense t-elle à cet instant ? Est-elle troublée par mon état déplorable, par ma nudité peut-être ? Ou bien ne serait-elle pas l'instigatrice de ma situation présente. Elle semble hésiter...Je jurerai qu'un conflit intérieur l'habite, dont je ne devine pas les raisons. Simple ou complexe, elle le résoud promptement. Elle s'approche à nouveau. Que veut-elle ? Que va t-il m'arriver ? Advienne que pourra...

dimanche 5 juillet 2009

Roger seul au sommet !

J'ai promis au début de l'année 2009 de couvrir les quatre tournois du grand chelem. Après une très belle couverture (^^) de l'Open d'Australie et de Roland Garros, je suis honteux de vous annoncer que vous n'aurez droit qu'à un billet pour le toujours mythique tournoi de Wimbledon. Mon entrain pour le tennis, s'il ne s'est certes pas évanoui en quelques semaines, a tout de même été affecté par certains événements collatéraux d'une part - comme le démontrent mes billets précédents - et par le forfait de Rafa d'autre part ! Le coup fut rude à encaisser ! Et alors que le tennis tient d'habitude la baraque sur ce blog quand tout le reste va à vau-l'eau, je me suis rendu compte que quand le tennis va à son tour à vau-l'eau, plus rien ne tient la baraque ^^Finalement, les petits gribouillis dont je parlais dans mon précédent billet pourraient très bien faire l'affaire en ces temps de crise;-)

Après l'incroyable finale à laquelle nous avons eu droit l'année dernière, j'avais tout de même peur d'assister à un cavalier seul de Roger Federer ! Personne pour se placer entre lui et la légende, entre Roger et les 15 titres du grand chelem qui le situerait sur le toit du monde tennistique, reléguant alors à tout jamais Pete Sampras à la seconde place ! Pendant 6 matchs, le temps d'arriver en final, je pense ne pas m'être excessivement tromper. Bien que les adversaires fussent de qualité, la confiance qui anime Roger sur herbe, transcendé par sa victoire libératrice à Roland Garros quelques jours plus tôt, n'a pas permis à la meute de prétendants au crime de lèse majesté de voir le jour. Ce fut le cas pendant 6 matchs, mais celui que personne n'attendait vraiment au cours de la finale se révéla bien plus coriace que prévu ! Andy Roddick, joueur injustement critiqué pour n'être qu'un service, a en effet fait la démonstration de ses exceptionnels progrès durant les cinq sets de la finale ! Oui cinq sets, comme en 2008, comme en 2007. Décidément, Wimbledon est gâté ces derniers temps ! Et c'est une nouvelle fois au bout du suspense que le vainqueur s'est dessiné. 16-14 au dernier set (un record en final), un seul break en plus de quatre heures de match pour Federer, c'est ce qui aura « suffit » à Roger pour s'imposer. Si la défaite fut cruelle à encaisser pour le Suisse l'an dernier, elle l'est doublement pour Andy. Car là où Roger s'était déjà imposé cinq fois, Andy s'était écroulé sur la dernière marche par deux fois, déjà contre le même adversaire ! L'émotion d'Andy était vraiment palpable à la fin du match, la sensation d'avoir tout donné, et d'avoir encore perdu. Plein de fair-play et d'humour (dont il n'est d'ailleurs pas assez crédité à mon goût), il ne put que féliciter Roger et s'excuser auprès de Pete Sampras (présent dans la Royal Box) ne n'avoir pas pu au moins retarder l'inéluctable de quelques mois ! J'espère sincèrement pour Andy que cette défaite ne l'affectera pas outre mesure, et qu'il reviendra le couteau entre les dents pour son tournoi, l'US Open ! US Open où j'espère aussi revoir Rafael Nadal, qui peut toujours finir l'année numéro un mondial ! Mine de rien, si Rafa s'impose à Flushing Meadows, il aura lui aussi boucler le grand chelem. Que Roger et Rafa l'accomplisse en cette même année 2009 serait magnifique. Et cela nous promettrait une lutte finale de toute beauté avec le Masters de Londres en point culminant !

J'aurai l'occasion d'en reparler ! En attendant, Roger part en vacances et ne reviendra pas avant la dernière levée du grand chelem et Rafa soigne encore ses genoux. Cela va être l'occasion pour moi de parler d'autre chose que de tennis durant les deux mois à venir ;-)

Faits et gestes

Désolé d'avoir été muet depuis un mois ! Le temps passe vite, et mes fidèles lecteurs me pressent pour que je sorte enfin de mes tiroirs poussiéreux mes fameux billets que je leur promets depuis belle lurette ! Je suis dans le regret de vous dire que ce ne sera malheureusement pas pour ce soir ! Je m'égare, je m'éparpille, j'ai un millier d'idées, et au final, plein de gribouillis (plutôt informatiques les gribouillis) pour la plupart à l'état larvaire ! Le peu de ce qui est a priori publiable selon mes normes ne me satisfait pas néanmoins ! J'ai bien conscience de m'éloigner quelque peu du concept de speedwriting ! Mais ce n'est qu'un problème de terminologie, car je pourrais sans problème les renommer verylongwriting ! Tout n'est cependant pas si catastrophique, puisque j'applique tout de même, avec plus ou moins de rigueur j'en conviens, un principe qu'on m'a donné, selon lequel il faut toujours écrire, même quelques lignes, peu importe l'inspiration ! C'est en forgeant que l'on devient forgeron, et je veux bien croire que c'est en écrivant que l'on devient écrivain ! J'enfonce des portes ouvertes je sais ;-) Il faut cependant avoir à l'esprit que j'essaie de garder un minimum de rigueur et de qualité dans les écrits que je publie sur ce blog, aussi, je ne peux raisonnablement pas publier tout ce qui me passe par l'esprit que j'ai fort torturé, surtout en ce moment ^^ L'envie est de toute façon bien là, et j'espère que dans peu de temps, toute cette frustration qui m'envahit saura se libérer et produire de très beaux billets !

dimanche 7 juin 2009

Roger immense !

Andre Agassi qui remet la coupe de Roland Garros à Roger Federer, c'est une image que j'avais dans un coin de ma tête depuis quelques mois, depuis que je savais qu'Andre serait invité à Paris pour fêter les 10 ans de sa victoire. Je ne sais pas si je crois au destin en général, mais j'avoue qu'en matière d'affaires tennistiques, je suis assez enclin à me laisser aller ! J'aurais bien sûr souhaité une victoire de Rafa, mais ma deuxième intuition était finalement la bonne. Et aussi incroyable que cela puisse paraître, les parcours d'Andre et de Roger à 10 ans d'intervalle se ressemblent comme deux gouttes d'eau. En effet, l'un comme l'autre n'auront pas été loin de l'élimination tout au long de leur parcours finalement victorieux. Roger s'est ainsi retrouvé deux fois en bien mauvaise posture, mené 2 sets à 0 par Haas au quatrième tour, et 2 manches à 1 face à Del Potro en demi finale. Mais en grand champion, et avec la pression énorme qui pesa sur ses épaules suite à l'élimination de Rafael Nadal, il a prouvé s'il en était encore besoin qu'il a lui aussi un formidable mental. L'appel de l'Histoire du tennis était irrésistible, l'occasion trop belle pour qu'il passe à côté une fois de plus. Alors, d'aucuns pourront regretter l'absence de son meilleur ennemi en finale, mais je crois que ces deux là vont encore disputer de nombreux matchs de légendes. Après tout, ce n'est qu'un chapitre, certes énorme, du livre de l'histoire du tennis qui vient d'être écrit, mais l'on est loin des derniers échanges ! Enfin, pour répondre à une question que je posais dans mon antépénultième billet, je sais désormais par qui et pourquoi des larmes ont été versées en ce 7 juin 2009. Si vous connaissez aussi la réponse, je tiens à vous prévenir qu'il est possible que vous tombiez sous le charme d'un sport fabuleux ;-)

mardi 2 juin 2009

Et Nadal fut vaincu...

Cela s'est passé un dimanche. Ce dimanche. Et j'aurais envie de vous dire en ce 7 juin 2009. Hélas, nous n'étions qu'à la moitié du chemin. Rafa a donc été éliminé ; lui qui n'avait jamais perdu plus d'un set par match à Roland Garros en cinq participations en a donc perdu trois d'un coup ; lui qui n'aurait dû perdre que contre son rival de toujours, Roger, s'en est allé contre le joueur de tennis le plus détestable du moment, le suédois Robin Soderling ! Je suis resté devant ma télévision jusqu'au dernier moment, espérant un retournement de situation qui n'est jamais venu. Rafa n'a jamais baissé les bras, mais il n'a pu que déposer les armes fasse à plus fort que lui. L'incroyable s'est produit...Cette phrase, de nombreux journaux ont du la reprendre en boucle pour souligner l'exploit de Soderling. Mais est-ce si incroyable que cela ? Je dirai juste improbable, tant Nadal aurait dû mal jouer et Soderling être sur son nuage. Et bien, pour avoir vu le match, c'est malheureusement ce qui s'est produit ! Nadal ne sentait tout simplement pas la balle, au contraire de son adversaire qui ne ratait pas un coup et qui n'a pas baissé d'intensité du début à la fin de la rencontre.

En tant que grand admirateur de Nadal, je suis bien sûr extrêmement déçu de son élimination, mais au-delà de sa défaite - qui n'a pas que du négatif, je vais y revenir - c'est l'attitude du public qui m'a totalement révolté, et pour tout dire, donner envie de vomir ! Certains de me lecteurs (n'est-ce pas Gilles ;-)) savent depuis très longtemps à quel point je déteste le public de Roland Garros, sans conteste le public le plus nul du monde, ramassi de bobos, de beaufs et de peoples qui ne connaissent strictement rien au tennis. Et pour avoir suivi depuis de nombreuses années les autres tournois du grand chelem, j'ai vraiment honte d'être français dans ces moments là ! Que s'est-il donc passé au juste ? C'est difficile à décrire je l'avoue ! Je ne parle pas ici en tant que pro-Rafa, et cela ne remet pas en cause la victoire de Soderling, mais le public n'a jamais eu un seul moment d'encouragement pour Rafa ! Pas un seul ! Au contraire, plus Rafa s'approchait de la défaite, point après point, jeu après jeu, set après set, plus le public encourageait Soderling ! Dans le tie-break du quatrième set, n'importe quel autre public au monde aurait soutenu Rafa pour remportait le set et faire basculer le match dans un cinquième set pour que le spectacle continue. Point de cela ici ! Sur le court Suzanne Lenglen où se déroulait une autre rencontre, lorsque les gens ont appris la défaite de Rafa, ils ont applaudi, c'est dire !

Je me pose alors la question : qu'à donc fait Rafa pour mériter cela, lui l'actuel numéro 1 mondial, l'un des joueurs les plus humbles et les plus fair-plays du tennis et du sport en général. Lui qui est si respecté partout ailleurs ne reçoit que mépris dans le tournoi où il a pourtant connu la grande majorité de ses exploits. Est-ce parce que les français n'aiment pas les vainqueurs ? Je me suis légitimement posé la question ! Mais non, je vous assure, la réponse à la question est plus simple, et je l'ai bien résumé dans le paragraphe précédent ! Comme je l'ai dit, un geste de la part du public n'aurait sans doute pas changé la physionomie du match, mais elle aurait eu le mérite je pense de faire chaud au cœur de Rafa (non non ce n'est pas une machine !). Rafa a d'ailleurs reconnu dans son interview d'après match qu'il était triste de n'avoir pas reçu un petit geste de la part du public. Cette phrase ne trompe pas, et je pense que malgré ses millions d'euros, malgré ses succès à venir (oui oui il y en aura encore ^^), Rafa restera marqué. Mais on ne peut rien contre la bassesse des gens !

Le point positif de cette défaite, c'est qu'elle montrera peut-être à certains que Rafa s'est toujours battu pour arracher ses succès, et que ces derniers n'étaient clairement pas un du, mais le fruit de son talent et de son travail tout simplement ! De quoi me rendre plus admiratif même si je le savais déjà de ce qu'il a accompli jusque là !

Et maintenant que Rafa a perdu, je me dis, comme je l'avais laissé entendre à la fin de mon entrée précédente, que le destin s'est peut-être mis en marche pour Roger ! Si Monfils ne le bat pas demain, je pense qu'il foncera vers la victoire ! L'occasion est trop belle pour la laisser passer ! Je maintiens mes dires, des larmes vont couler dimanche ^^Histoire du tennis à suivre...

samedi 23 mai 2009

Nadal pour un exploit !

Arghh ! Voilà un bon mois que je n'ai pas écrit la moindre entrée sur ce blog. Les circonstances ne m'ont pas aidé comme doivent le savoir les plus fidèles de mes lecteurs. J'ai pourtant en stock de nombreux billets qui n'attendent qu'à voir le jour. Et encore une fois, c'est le tennis qui vient à ma rescousse pour me sortir de ma torpeur. Je suis à jamais redevable à ce magnifique sport et n'aurait de cesse d'essayer de vous convertir ^^

Demain débute donc le deuxième tournoi du grand chelem de la saison, à savoir Roland Garros ! Et cette année plus que toute autre s'annonce passionnante. Tout le monde connaît la domination sans faille de Rafael Nadal sur cette terre battue qu'il affectionne tant, à tel point qu'il est invaincu à Paris en quatre participations ! Et cette année, Rafa vise la passe des 5 tournois consécutifs, exploit qui n'a jamais été réalisé aussi loin que l'on remonte dans l'histoire du "French". Cette passe des 5 est bien plus qu'un symbole, dans le tournoi réputé le plus difficile du monde du fait de la dépense physique supplémentaire engendrée par l'ocre ; et elle consacrerait sans doute définitivement Rafa en tant que plus grand joueur de l'histoire sur terre battue, tout en le positionnement à mi-chemin d'un Grand Chelem historique ! Pffiou ! Seulement voilà, même si Rafa est le grand favori des bookmakers, au moins deux joueurs veulent écrire leur histoire, à savoir Roger Federer et Novak Djokovic. Ces deux là ont prouvé au cours de la saison qu'ils étaient les plus à même de faire chuter Rafa, mais si d'aventure ils souhaitent aller au bout de leur rêve, l'un devra battre l'autre, hasard du tirage au sort qui a placé Roger et Nole dans le bas du tableau. Autant dire que c'est une demi finale de feu qui s'annoncerait.

Cette année 2009 marque aussi les 10 ans d'une épopée d'une autre époque, et oui, c'était au siècle dernier. En 1999, Agassi remportait Roland Garros en remontant un handicap de deux sets à zéro contre lui lors de l'ultime match, et bouclait le fameux Grand Chelem (certes pas en une même année, voire Nadal à New-York en 2009 pour de plus amples informations^^). Le vainqueur aura l'honneur de voir André lui remettre le trophée en ce dimanche 7 juin. Certains disent que la beauté du sport voudrait que Federer remporte le tournoi, car la remise de la coupe par Agassi serait alors un énorme symbole, le parallèle des carrières aussi beau qu'improbable. Mais l'histoire n'est pas écrite d'avance ! En tout cas, vous savez où je serai dimanche 7 juin ^^ Je ne manquerai pas l'immanquable ! Je ne sais par qui, ni pourquoi, mais j'ai la conviction que des larmes vont couler ce jour là ! Ne vous inquiétez pas, je vous raconterai tout !

mardi 14 avril 2009

Poème de Pâques

Il fut un temps où j'écrivais un nombre assez conséquent de textes (qui se voulaient) poétiques. Cependant, le grand trou noir fit son apparition, et si j'en connais en partie la raison je n'avais jusque là pas vraiment pu remédier au problème. J'ai néanmoins le bonheur de vous annoncer qu'après ces années de vache maigre, et contre toute attente - défiant par la même occasion les lois les plus élémentaires de la physique - je suis ressortie du trou^^. J'avais oublié le plaisir que procure l'écriture d'un poème. C'est tellement différent de la prose classique où au final, en dépit des formes que l'on prend soin de mettre, on se concentre davantage sur le fond. Le poème, c'est tout l'inverse, en dépit du fond que l'on prend soin de mettre, on se concentre davantage sur la forme.

Je ne saurais pas vraiment dire comment m'est venue l'inspiration pour ce poème, en revanche, je sais que j'aurai entamé sa création d'une manière assez originale, dans la nuit de dimanche à lundi, où à défaut de (re)trouver le sommeil, j'ai composé les 4 premières strophes. Comme je n'étais pas seul dans la chambre, je ne pouvais malheureusement pas les noter à la main. J'ai bien du les retourner dans ma tête pendant deux heures afin d'être sur de les retenir pour les graver sur du papier au petit matin (je n'avais pas d'ordinateur à ma disposition en ce week-end de Pâques). Au final, le poème que je vais présenter ci-dessous se compose d'un total de 16 strophes, les vers étant majoritairement octosyllabiques mais ces détails n'ont pas vraiment d'importance pour moi. Cette inspiration bienvenue me donne en tout cas l'opportunité d'enrichir les styles présents sur le blog et je pense que ce dernier texte saura bien s'intégrer ^^

Au passage, j'en profite pour demander (aux toujours nombreux) lecteurs de ce blog, s'il n'ont strictement rien à faire d'autre de leur journée, de proposer un titre pour ce poème. En effet, un poème sans titre, ce n'est pas tout à fait un poème ;-) et comme j'hésite entre quelques possibilités, vous m'enlèveriez une belle épine du pied ! Merci d'avance, et place au poème.

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La beauté à jamais voilée

Et figée pour l'éternité

Quel fut donc le crime à payer

Pour se voir ainsi déflorée?

Insolence intermittente

Cette effronterie déplacée

La gaité pour seule fierté

Eurent raison de l'impertinente

Privée de son insouciance

Cette vie n'eut que peu de sens

Voici donc l'amère résumé

De cette destinée entravée

De petits moments de bonheurs

Apportèrent leur part de lueur

Ce fut pour mieux ternir son cœur

D'avoir si tôt perdu l'âme sœur

Et par delà toute sa rancœur

Seule, sous le joug de la terreur

Elle décida d'affronter ses peurs

Pour n'être plus que fureur

Mais pas de place pour les larmes

Avec son charme pour unique arme

Elle causa un tel vacarme

Qu'il fut temps qu'on s'en alarme

C'est alors que le maudit sort

Qui avait causé bien des torts

Dans une ultime embardée

Lui lia les mains et les pieds

Celle, qui acclamée haut et fort

Par delà les mers et les ports

Elle, qui atteignit le sommet

Sans l'avoir jamais recherché

Serait-elle bien à la hauteur

Emportée par une telle ferveur ?

Enfermée dans sa tour d'ivoire

Entre raison et désespoir

Était-elle bien à sa place ?

Seule, dans ce palais de glace

Ornée des plus beaux apparats

Qui ne créaient que l'embarras

Céderait-elle sa place ?

Elle fille dépourvue de classe

Parée des plus beaux ornements

Le monde n'était plus que tourments

Mentir à la populace

Ou se mentir à soi même

Tel sera le dernier mème

D'une majesté bien fugace

Après avoir perdu la foi

Et dans le plus grand désarroi

Elle comprit pour ce dernier choix

Qu'il fallait faire le premier pas

Elle opta ainsi pour l'exil

Solution la plus difficile

Et face à une foule incrédule

Ne laissa qu'un maigre pécule

Foule, à son tour abandonnée

Ne chercha donc qu'à se venger

La sentence pour avoir trahi

La confiance de tout un pays

Ce fut le ventre transpercé

Qu'elle se vit ainsi déflorée

La beauté à jamais voilée

Et figée pour l'éternité

mardi 7 avril 2009

I'm back !

Bonjour à tous ! Comme prévu, les cinq à six dernières semaines ne m'ont pas laissé beaucoup de temps libre. J'en suis vraiment désolé car je sais à quel point je vous ai manqué.

La bonne nouvelle, c'est que j'ai de la matière à quelques entrées. Il me reste plus qu'à trouver le courage de la mettre en forme afin de la rendre intelligible au plus grand nombre ;-). Certains d'entre vous se seront peut-être rendu compte d'un léger changement de style du blog. Si les modifications restent mineures, j'ai en revanche entrepris de modifier mon site web principal. Je me suis surtout décidé à rédiger une feuille de style CSS afin de rendre le site un peu moins austère. Ne vous attendez cependant pas à trouver une quelconque information intéressante sur le site. Ce dernier est avant tout un terrain de jeu à plus ou moins long terme pour mener mes expériences. La prochaine étape de ces expériences diaboliques consiste en l'apprentissage du javascript. Non pas que je considère que ce dernier langage est indispensable au bon fonctionnement d'un site web (du mien en tout cas) mais j'ai une ou deux idées pour rendre les choses un peu plus sympathiques. Malheureusement, j'ai l'impression que les différents tutoriels disponibles sur le Web ne sont que des copier-coller en chaîne, et du coup je désespère encore de trouver l'information qui me serait utile à la mise en place de mon script. Je vais persévérer, mais à défaut de résultats probants, je me rabattrai sur la littérature.

jeudi 26 février 2009

Information importante

En raison d'une surcharge de rapports à rédiger dans les 5 semaines à venir, et les dits rapports n'ayant pas leur place sur mon blog, je me vois dans l'obligation de prévenir mes (nombreux) lecteurs que le blog risque de ne pas retrouver d'activité normale d'ici le début du mois d'avril, du printemps, de la saison sur terre battue...

Certaines mauvaises langues pourraient me faire remarquer que mon blog n'a jamais eu d'activité normale, et ils auront parfaitement raison, mais ce n'est pas une raison pour le faire remarquer, voilà pourquoi je prends les devants !

samedi 21 février 2009

Speedwriting le retour (4)

Premier épisode de la saga des Speedwriting en cette année 2009.

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En ce dimanche, X n'a pas envie de sortir de chez lui. Non pas qu'il soit trop fatigué après une semaine épuisante, puisque le travail ne fut pas spécialement prenant ces derniers jours. Non pas qu'il fasse trop mauvais, puisqu'il y a dehors un soleil magnifique, signe que le printemps s'est installé pour de bon. Non pas qu'il se soit couché trop tard ce samedi soir, puisqu'il est resté bien sagement dans son appartement à lire un bouquin et à se perdre dans les méandres du web comme il aime à le faire bien souvent. X n'a juste pas envie de sortir de chez lui aujourd'hui, alors pourquoi le ferait-t-il ? Est-ce si étrange que ça de rester chez soi par un dimanche ensoleillé ? Certainement pas, X en est persuadé. Par contre, ce qui est plus inquiétant, c'est le fait que X se pose désormais ce genre de questions. Ce dernier est bien connu de sa famille ainsi que de ses amis pour penser plus que de raison. A trop vouloir rationaliser les événements, des plus importants aux plus insignifiants, on n'en sort strictement rien, si ce n'est ce sentiment de frustration qui nous accompagne faute d'avoir obtenue les réponses que l'on souhaitait. Mais qu'est-ce que X souhaite au juste en se tourmentant de la sorte, posé à son bureau, prostré, le regard perdu sur une mappemonde qui commence à faire son âge ? X voudrait simplement se rassurer, trouver une justification à sa supposée « paresse ». Pourtant, en dépit de toutes ses analyses, la seule explication qui tienne est simplement qu'il n'y a rien d'anormal à rester chez soi. Autrement dit, autant tirer sur une mouche avec un bazooka si c'est pour aboutir à ce type de réponses. Finalement, après avoir fait un tour sur le net, regardé ses mails, et traîné sur Facebook, X se replonge dans la passionnante histoire qu'il avait laissé en plan quelques heures plus tôt.

Les semaines passent, et tout va pour le mieux dans la vie de X. S'il est une chose que X exècre plus que tout, c'est la routine. Certes, il sait bien que pour le moment, il ne peut échapper à cette dernière,surtout due à son travail, mais il n'a pas trop à se plaindre. Ce n'est pas tant son travail, plutôt plaisant et varié, que l'aspect répétitif des levées au chant du coq et des batailles de klaxon et des bousculades qui lui pèsent, et qui reviennent inlassablement à la charge, chaque matin et chaque début de soirée, quel que soit le jour de la semaine. Même les périodes de vacances scolaires ne sont plus synonymes d'une légère accalmie comme cela semblait être le cas si l'on remonte quelques années en arrière, du moins si l'on en croît les collègues de X, les vieux sages comme il se plaît à les appeler, non sans une certaine ironie. Mais X va bien. Son humeur, fortement accordé sur les saisons, est excellente. Rien de tel que la venue du printemps pour le revigorer. Dynamique comme jamais, X peut s'investir davantage dans les activités qu'il s'accorde après le boulot. Lundi soir et jeudi soir, c'est volley. Mercredi soir, c'est libre, autrement dit, généralement réservé aux petites bouffes ou aux sorties entre potes selon les cas. Enfin, mardi soir et vendredi soir, c'est séances de solfèges. C'est sans conteste l'activité dont X est le plus fier. Sa famille n'a jamais pratiqué la musique, et par conséquent, petit, X n'a jamais joué d'un instrument, si ce n'est la sacrosainte flûte imposée durant les 4 années de collège. Il n'était d'ailleurs pas mauvais lorsqu'il se prêtait à cet exercice, mais il regrette de n'avoir pas osé aller plus loin à l'époque. Il considérait avec un certain dédain non dénué de jalousie les apprentis rockeurs qui fleurissaient au lycée. Au fond de lui, il aurait voulu faire comme eux, mais s'en était-il jamais donné les moyens ? X ne connaît que trop bien la réponse à cette question. Alors il prend dorénavant le taureau par les cornes. Son boulot lui plaît et paye plutôt bien, sa semaine est bien remplie et truffée d'activités extra-professionnelles, et même s'il ne s'en vante pas, il sait que ses amis et ses connaissances sont au courant. Au final, seuls ses week-ends font pâles figures et paraissent bien vides. Le seul bémol dans une vie bien remplie. X n'arrête désormais plus de se persuader que ce n'est pas le cas, qu'il n'est pas obligé de s'abreuver d'activités dites « sociales » pour passer une bonne fin de semaine. Ainsi, même si personne parmi ses proches ne lui en a jamais soufflé mot et ne lui a jamais fait de remontrance à propos de ces week-ends peu divertissants, X commence à imaginer des choses qu'il aurait pu faire, et qui paraîtrait bien aux yeux de son cercle social. Il suffit de peu de choses pour transformer sa fin de semaine en une somme d'événements palpitants. La méthode privilégiée par X, c'est celle qui consiste à inscrire un petit mot sur son profil sur Facebook, de manière à ce que ses amis, et ses connaissances, comprennent bien que X est heureux, exténué même, la faute à un week-end un peu trop actif. Au fond de lui, X se pose alors une nouvelle question. Pourquoi mentir ? Pourquoi s'inventer « une vie », même si ce n'est que pour deux jours ? Tant de questions qui commencent à le fatiguer. Son entourage a raison, qu'il arrête avec ses débats métaphysiques, ses crises existentielles, et qu'il se laisse vivre. Ce n'est pas un drame de mentir, pour la « bonne cause ». Ça ne vaut pas le coup de culpabiliser pour si peu. Et puis après tout, X en est persuadé, les autres en font autant.

La fin d'année arrive et l'été s'annonce radieux, après un mois de juin aux températures déjà caniculaires qui a vu fleurir la course aux climatisations et autres brumisateurs. X tente autant que faire se peut de rafraichir son appartement, situé au dernier étage d'un parterre d'immeubles flambants neufs. S'il a choisi de s'installer au cinquième, c'est pour éviter les débordements de voisins un peu trop bruyants, malheureuse expérience qu'il a connu à la toute fin de ses études. En dépit d'une chaleur et d'une moiteur extrême, sans doute supérieures à celles des voisins d'en dessous, X ne regrette pas son choix. Ou du moins, tente-t-il une nouvelle fois de se convaincre. Son logement est un havre de paix toute l'année, en dehors de ce type de phénomènes météorologiques extrêmes. De plus, X est jeune et vigoureux, et la chaleur ne l'incommode pas plus que ça, au contraire, elle sied justement à son humeur. Humeur qu'il a pourtant paradoxalement en baisse ces temps ci. X se doutait bien que quelque chose n'allait pas ces dernières semaines. La faute à cette maudite fin d'année qui le prive de ses activités préférées. Le club de volley et les compétitions ne reprendront pas avant la fin du mois de septembre. Ses cours de musiques s'achèvent aussi à un bien mauvais moment, alors qu'il progressait notablement. Certes, X vient de faire l'achat d'un piano, mais ses connaissances et son talent seront surement peu à même de tirer les meilleurs sons de l'instrument. Enfin, un certain nombre de ses amis partent déjà en vacances, à la mer, à la montagne, en hôtel ou en camping. X va devoir attendre le mois d'août pour faire une pause. En outre, la plupart des amis de X sont en couple et partent en couple ou entre couples. Lui, célibataire plus ou moins volontaire, connaît quelques relations rapides, mais rien de bien sérieux qui puisse durer. X se demande souvent quelle est cette étrange ironie du destin qui fait que nombre de son entourage est en relation sérieuse alors qu'il aurait plutôt l'impression qu'en moyenne, les jeunes de son âge papillonnent de relations en relations, peut-être par peur de l'engagement. Pour ne rien arranger, les messages d'amour fleurissent sur facebook, entre « mon chérie » par ci et  « mon week-end en amoureux » par là. Sans compter les photos que X ne peut s'empêcher de parcourir avec une certaine amertume.

Ils ont tous l'air tellement heureux. Lui aussi, il n'y a pas si longtemps, il respirait le bonheur. D'ailleurs, ses amis jureraient que c'est toujours le cas, X en est certain. Mais X se pose à nouveau plein de questions. Les bonnes vieilles habitudes reprennent le dessus. Était-il vraiment heureux tout ce temps ? Multiplier les activités n'a pas été désagréable pourtant. Cela lui a permis de s'aérer l'esprit et faire de nouvelles rencontres. Mais où sont-elles aujourd'hui ces nouvelles têtes ? X se rend compte de la superficialité de ce genre de relations. Ce ne sont pas ces personnes qui viendront prendre de ses nouvelles cet été. Quant à ces week-ends qu'il fallait absolument remplir, cela le rendait plus malheureux qu'autre chose. X s'en veut tellement, car finalement, personne ne lui a mis le couteau sous la gorge pour le forcer à se dépoussiérer les os. Personne en particulier du moins. Mais tout le monde en général. Ce monde qui ne vit désormais que par l'apparence qu'il donne de sa vie, une vie qui doit être conforme à la norme. Il faut être dynamique, sortir, faire des activités, avoir un cercle d'amis mais aussi un cercle de connaissances, le plus important, celui qui permet de multiplier les « Friends request » sur Facebook ou d'autres réseaux sociaux. Ce phénomène rend X totalement malade. Pour en arriver à avoir honte de passer son week-end chez soi, même en étant actif, c'est que le malaise est vraiment profond. Mais que faire contre cette vague qui emporte la société toute entière. S'en rend t-elle seulement compte ? X se met à maudire ce nouveau culte de l'apparence , ou plutôt du succès, de sa vie professionnelle et surtout extra-professionnelle. Alors, que doit-il faire ? Comment agir et dire stop à tout cette mascarade ? X réfléchit profondément, mais le fruit de ses réflexion est succinct. S'il promet de ne plus se forcer à faire des choses pour sembler dans la norme et apparaître convenablement aux yeux des autres, il ne peut se permettre de sortir totalement de la vague qui l'emporte malgré lui. Ce serait se tirer une balle dans le pied. X va sur facebook, tombe sur deux trois niaiseries d'amoureux et quelques photos d'une soirée où tout le monde à l'air si joyeux. Ce serait facile d'effacer son compte et d'envoyer le système se faire foutre. Mais finalement, X va faire comme tout le monde, mentir, enjoliver, faire l'hypocrite. Jouer le jeu. X s'apprête à passer un mois de juillet merveilleux, et dans quelques heures, tous ses « amis » seront au courant.

lundi 2 février 2009

Les mots me manquent

En effet, comment trouver ses mots après une nouvelle soirée de légende sur la Rod Laver Arena, pour la 19ième rencontre officielle entre Roger Federer et Rafael Nadal. Les deux joueurs s'affrontaient pour la première fois en finale de l'Open d'Australie, pour ce qui s'annonçait comme une revanche de leur dernier combat, à Wimbledon en 2008. Les enjeux, je les ai rappelés dans une précédente entrée. La qualité tennistique que l'on était en droit d'attendre, on l'a bien eu. Et comme pour se faire magnifiquement l'écho de ma précédente entrée, la magie de la night session, comme ingrédient final d'une recette déjà grandiose, opéra de la plus belle des manières. En revanche, c'est la surprise du chef qui n'avait pas été prévue. Surprise devant les larmes et la détresse de Roger au moment de la remise des trophées, l'émotion qui gagna alors l'ensemble des spectateurs à travers le monde (à moins d'avoir un cœur de pierre). Surprise aussi devant une telle classe, et je pèse mes mots, affichait par Rafael, qui en allant chercher sa coupe, plutôt que de célébrer sa victoire comme il aurait largement été en droit de le faire, pris littéralement Federer par son fameux bras gauche, afin de le consoler et l'encourager à terminer son discours. Image rare, qui transcende à la fois leur rivalité, déjà exemplaire, et qui me fait dire aujourd'hui qu'en termes sportifs, personne ne surpasse ces deux joueurs, quel que soit le sport considéré. Leurs talents respectifs, déjà hors du commun, s'associent à une véritable légende des temps modernes. Je pensais que seul le tennis était capable de fournir de telles émotions, mais jamais je n'aurais pensé que l'on pourrait atteindre un tel degré de passion. D'ailleurs, l'écriture de chacun des billets de ce blog qui concerne le tennis est bien plus pour moi qu'une simple feuille de match. C'est un moyen de faire ressortir mes émotions, comme si le tennis était le vecteur le plus à même de me stimuler. Mais le tennis est bien plus qu'un sport, c'est un art, et comme tous les arts, son but est d'interpeller son public. Il ne fait aucun doute que la période que je suis en train de vivre m'interpellera toute ma vie, comme un dernier écho au flamboiement d'une night session unique en son genre.

dimanche 25 janvier 2009

Jusqu'au bout de la nuit...

Jusqu'au bout de la nuit ; que l'on soit spectateur ou acteur, cette remarque s'applique tellement bien au tournoi des antipodes. Lorsque l'on est assis dans son fauteuil à 20000 km de Melbourne, et que l'on veille toute la nuit, en vibrant pour que le joueur (ou la joueuse) de notre cœur arrive enfin à conclure un match qui ne veut pas finir et que l'on ne veut pas non plus quitter en dépit de la fatigue nerveuse et des alertes cardiaques à répétition. Lorsque l'on est acteur aussi, ou plutôt joueur, et que l'on est programmé en session de nuit, et que celle-ci commence à 22h00 heure locale. Tout est tellement différent au cours d'une night session comme on les appelle là-bas. Ça commence par les murmures d'impatience et les trépignements des spectateurs, le crépitement des flashs dès l'entrée des joueurs, l'atmosphère de folie qui règne dans le stade et qui fait chavirer tout un monde à l'amorce d'un cinquième set qui se terminera forcément sous les acclamations du public, par une franche accolade qui réunira l'espace d'un instant un vainqueur et un vaincu, le bonheur de l'un et la détresse de l'autre, parce qu'en tennis, la règle veut qu'il n'y ait pas de matchs nuls. La "dure" loi de ce sport est ce qu'elle est, mais les fans n'oublient jamais les deux interprètes de ce genre de récitals, qui font que 20 ans plus tard, on s'en souviendra encore. Chaque grand chelem possède son charme et son atmosphère, mais l'Australie possède décidément quelque chose d'unique...

dimanche 18 janvier 2009

Grand Chelem 2009, première ! (ou Australian Open pour les intimes)

Si la saison tennistique est lancée depuis deux semaines, mon blog est plutôt à l'arrêt durant ce même intervalle. Le début de l'Open d'Australie cuvée 2009 est donc pour moi l'occasion de reprendre mes bonnes habitudes.

En effet, voici venu le temps de mon grand chelem préféré (mais cela je l'ai déjà dit). Températures d'hiver en France, 35°C à l'ombre à Melbourne, et voici le principal élément qui va venir mettre les organismes des joueurs à rude épreuve. Heureusement que les joueurs sont censés être frais et affutés physiquement en début de saison. Censés, mais est-ce vraiment le cas ? Un nouveau président de l'ATP vient de faire son apparition, et déjà les doléances affluent, notamment de la part des deux joueurs les plus influents du circuit, Nadal et Federer. Ceux-ci souhaiteraient en effet que l'Open d'Australie soit déplacé au mois de février.

Il y a une dizaine d'année, alors que je commençais à m'intéresser sérieusement au tennis, c'était déjà le même son de cloche. Je doute pourtant que ce déplacement dans le calendrier soit effectif dans les années à venir. Comme l'a si bien dit l'australien Lleyton Hewitt, le problème, c'est que la période occupée par le tournoi est faite pour coïncider de la manière la plus effective possible (i.e. faire le maximum d'argent, soit vendre le maximum de places) en profitant notamment des vacances d'été des écoliers australiens. Ceux-ci, associés à leurs parents, représentent ainsi une manne non négligeable. Certes, mais qu'est-ce que deux à trois semaines pourraient changer à l'affaire ? Beaucoup de choses il semblerait. Difficile alors de bousculer les habitudes des australiens. D'autant plus qu'un autre problème vient se greffer, celui du calendrier des événements sportifs australiens qui ne doivent pas se superposer. Le problème est de même nature à Wimbledon. En effet, si tout le monde est d'accord pour dire qu'une petite semaine de plus entre Roland Garros et le tournoi anglais ne serait pas de trop (ne serait-ce que pour s'adapter au changement de surface), c'est le British Open de golf, qui débute la semaine suivant la fin des débats tennistique, qui bloque le calendrier. Comme on le voit, le débat est loin d'être clos. On en saura peut-être davantage dans les semaines à venir, puisque le président de l'ATP a décidé d'attendre la fin de l'Open d'Australie pour discuter des différents points de blocage avec le conseil des joueurs.

Ceci nous emmène donc plus concrètement à l'événement en lui-même ! Sans grandes surprises, les favoris sont les quatre premiers mondiaux, à savoir, dans l'ordre décroissant, Nadal, Federer, Djokovic, et Murray. J'avoue que je vois mal comment le titre pourrait échapper à l'un d'entre eux. Chaque joueur possède de plus une motivation propre à l'événement ; Nadal voudra en effet remporter son premier grand chelem sur dur, et en tant que numéro un mondial, place qu'il consoliderait du même coup ; Federer voudra égaler le record de grand chelem de Pete Sampras, en ajoutant un quatorzième trophée dans sa besace ; Djokovic voudra défendre son titre, et Murray voudra confirmer ses progrès de ses derniers mois et remporter son premier majeur.

Il est d'ailleurs intéressant de noter que Murray est donné favori par les bookmakers. Pour ma part, c'est Federer que je considère comme favori. Son tableau n'est d'ailleurs pas trop compliqué. Mon cœur balance bien entendu pour Nadal. Mais sa tâche ne sera pas facile. Nous en saurons déjà plus sur l'état de forme des favoris et des outsiders dans une semaine. J'espère alors avoir le temps de faire un point. Ce temps, si précieux, me manque cruellement en ce moment, et ce ne sont pas les semaines à venir qui vont me soulager ! Je ferai de mon mieux.

dimanche 4 janvier 2009

Bonne année 2009 !

Tout est dans le titre ou presque !

Je souhaite à tous les gens qui lisent mon blog (ainsi qu'à certains autres) une très heureuse année et j'espère qu'elle vous apportera beaucoup de bonheur et qu'elle répondra à vos vœux les plus secrets !

A bientôt, sur le blog ou ailleurs.

mardi 16 décembre 2008

Leiga (Speedwriting troisième !)

Changement de décors pour ce troisième opus de la saga des Speedwritings. Après avoir flirté avec le récit poétique et le questionnement existentiel, je laisse libre cours à mon imagination dans un exercice de pure fiction.

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Le livre reposait au fond de la boite que nous avions récupéré le matin même. Ce dernier me fit une impression étrange. J'étais persuadé qu'entre nos mains se trouvait peut-être un témoignage du passé, mais n'importe qui aurait pu affirmer que le bouquin venait tout juste de sortir de l'imprimerie. Si j'avais acquis toute l'expertise du technicien au fil de mes nombreuses fouilles, dans des brocantes, chez les gens, dans les vieilles battisses abandonnées et les endroits où la place d'un livre est plus qu'inattendue, j'avais quelque chose de plus. Cette sensibilité qui manquait cruellement selon moi aux gens qui partageaient ma passion. En dehors du fait que le livre semblait neuf et insensible aux aléas du temps, il était d'un aspect tout ce qu'il y a de plus quelconque. D'une taille relativement modeste, et d'une épaisseur d'un petit centimètre, sa couverture légèrement bleutée ne laissait apparaître aucun titre, aucun signe qui auraient pu avoir une quelconque signification. Un bleu délavé, comme si l'intention avait été de faire disparaître toute inscription. Le résultat était plus que parfait, étant donné l'état du livre.

Ma sœur me donna soudain une tape sur la tête. J'étais perdu dans mes pensées. Je savais qu'elle mourait d'envie de le toucher elle aussi. Bien des choses nous différencient, mais surement pas notre passion et notre sensibilité commune. Je tendais le livre, qui avait du être l'objet de tant de convoitises, comme c'était le cas en cet instant. Ma main tremblait, pas celle de ma sœur. Sure d'elle-même, elle saisit le livre comme elle aurait récupéré un vieux torchon. Ses yeux parlaient néanmoins pour elle. Ils brillaient d'une lueur nouvelle. Si elle regardait un jour un homme avec ce regard là, ce dernier aurait du souci à se faire. « Ouvre le ! » me dit-elle soudain. Je ne prie pas la peine de la faire répéter, je saisis le livre et l'ouvrais au hasard d'une page.

Je restais un moment figé, mon œil scrutant la page de fond en comble, comme si je ne pouvais croire ce que je voyais. L'espace d'un instant, j'avais cru apercevoir quelques lignes rédigées dans un dialecte que je ne reconnaissais pas, mais instantanément, ces lettres prirent vie, se mouvant délicatement, comme si l'espace de la feuille représentait naturellement leur monde. Le plus incroyable, c'est que j'étais désormais parfaitement capable de lire les phrases qui se présentaient à moi.

J'entrepris alors de lire le texte. Je voulais que ma soeur partage ce moment en même temps que moi ; et bien que nous sachant pertinemment seuls, je ne pu m'empecher de n'émettre qu'un léger murmure, non pas de peur qu'une personne mal avisée ne nous surprimes, mais parce que je sentais que nous avions été choisi, et que les informations que le texte allait nous révéler ne s'adressaient qu'à nous.

Voici ce que vous auriez pu entendre, si vous aviez été présent avec nous en ce jour si spécial :

L'aube ne se lèvera pas une une dernière fois sur Leiga. Les rayons du soleil, encore si bas sur l'horizon, ont beau transpercer les quelques nuages de cette matinée qui paraît si tranquille, Leiga n'est plus. C'est aux dernières heures de la nuit que celle-ci fut totalement consumer. D'aucuns, parmi les survivants, rejetteront la faute sur X ; ils l'ont pourtant souhaité à la tête du conseil. X n'a pas démérité dans sa tâche, ô combien ardue, d'unifier une fois pour toutes les différentes ethnies de Leiga. Plus grand port marchand de toute la côte, Leiga n'avait jamais autant drainé d'étrangers qu'au cours des trois derniers siècles, avides de richesses, d'aventures, ou fuyant tout simplement leurs contrées peu hospitalières pour un monde meilleur. Leiga s'est alors agrandie de manière exponentielle, et cette croissance effrénée ne fut pas sans heurts. Pourtant, Leiga n'a jamais eu la réputation d'être une ville de brigands. Les gens connaissaient les endroits mal fréquentées, et les heures au cours desquelles il ne valait mieux pas s'aventurer dans certaines ruelles, sous peine de se voir retirer sa bourse, si ce n'est plus. Le phénomène n'est pas propre à Leiga, il est même le dénominateur commun de toutes les grandes villes. Les tensions entre les différents peuples ont toujours été sous-jacentes, bridées naturellement par des hommes à la poigne de fer, authentiques petits gouverneurs de leurs quartiers respectifs. Les tensions n'éclatant ainsi au grand jour qu'en de rares et désormais fameuses occasions.

C'est au cours d'une de ses rixes que je rencontrai trois individus qui allaient bouleverser le cours de ma vie...

samedi 13 décembre 2008

Bilan de l'année tennistique 2008

Cela fait quelque temps que je n'ai pas abordé les choses du tennis sur ce blog, comme quoi je commence peut-être à trouver un semblant d'équilibre entre les différents sujets que j'aborde ! Je me devais pourtant de clore ici bas une très belle saison (de mon point de vue au moins), riche en émotions, et que je n'aurai d'ailleurs pas assez commentée à mon goût dans de précédentes entrées faute de temps (souvent) et de motivation (parfois seulement ^^). Rentrons donc dans le vif du sujet !

Pourquoi diable cette saison est-elle très belle de mon point de vue ? Parce que Rafael Nadal a été très bon, pour ne pas dire excellent. Après un démarrage poussif que 99,5 % des joueurs classés à l'ATP n'auraient pas renié, Rafa a passé la vitesse supérieure dès que la terre battue a pointé le bout de son ocre ! A la différence que cette fois-ci, Rafa a gardé sa vitesse de pointe pour réussir la transition terre-gazon. Il a ainsi glané son premier titre sur gazon au Queens à Londres, au terme d'une magnifique rencontre face à Djokovic, une semaine seulement après son sacre parisien. Mais il a surtout gagné un match incroyable face à Roger Federer en finale du tournoi de Wimbledon. L'an dernier, au terme d'un match déjà magnifique remporté en cinq manches par Federer, j'avais pris la plume (ou le clavier, je ne sais plus) afin d'extérioriser mon émotion au terme d'une rencontre palpitante. Cette année, j'étais malheureusement littéralement asphyxié au terme de ce combat acharné. Cela faisait bien longtemps, depuis les fameux Sampras-Agassi pour être franc, que je n'avais pas vécu une rencontre dans un tel état de stress. Ma joie n'en a été que plus grande au final ! Mais quel prix à payer pendant 6 heures au cours desquelles je serai passé par toutes les émotions ! Je tire vraiment mon chapeau aux deux joueurs qui auront été incroyables. Peut-être n'était ce pas le match le plus beau en terme de qualité de jeu, mais en terme de mental et de volonté, aussi bien Rafa que Roger ont démontré qu'ils étaient sur une autre planète. Roger d'abord parce qu'il a réussi à inverser la tendance en remontant un handicap de deux sets contre lui alors que l'affaire semblait bien mal engagée dans la troisième manche, sauvant au passage de façon magistral une balle de match dans le tie-break du quatrième set (passing d'extraterrestre !), Rafa ensuite parce que je ne vois vraiment pas qui aurait pu se relever de la perte de cette fameuse quatrième manche et de ces deux balles de match. Et pourtant, lorsqu'un journaliste lui demanda par la suite comment il avait pu rester concentré, Rafa lui dit simplement : « je jouais bien jusque là, je n'avais qu'à continuer comme ça et me battre jusqu'au bout ». C'est peut-être ça le secret de son mental, cette simplicité, ne pas se poser de questions inutiles. (Note pour moi : recette à appliquer dans la vie de tous les jours ^^)

Rafa aura donc réussi à faire descendre Roger de son piédestal, dans son jardin de Wimbledon, et aussi à la tête du classement mondial. Au terme d'une année où il aura aussi ajouté l'or olympique à son palmarès, c'est juste logique ! Je pense que Roger lui-même, assez orgueilleux par ailleurs, n'aurait pas toléré que quelqu'un d'autre que Rafa lui prenne cette première place, au moins provisoirement. Car Roger a bien l'intention de rependre son du, et je crois qu'il compte mettre toutes les chances de son côté au terme d'une saison qui n'aura certes pas été aussi flamboyante qu'à l'accoutumée, mais qui lui aura tout de même permis d'ajouter un grand chelem à son escarcelle, et d'être un très solide numéro 2 mondial. Djokovic aura lui aussi confirmer les espoirs placées en lui en 2007, en remportant l'Open d'Australie et le Masters de Shanghai. Troisième mondial au terme de l'exercice, il n'aura pas été loin de gouter à la marche supérieure. C'était en mai, c'était à Hambourg, c'était en demi-finale. Mais au terme d'un match qui est surement un des plus beau de l'année, Nadal se sera encore une fois montré le plus solide.

Je ne voudrais tout de même pas oublié mon joueur préféré en activité, l'inénarrable Marat Safin, qui aura réussi à atteindre au moins les demi finales des quatres tournois du grand chelem après son périple à Wimbledon, mais qui aura surtout marqué la saison par une scène culte au cours d'un match où, alors qu'il venait de gagner la rencontre et qu'il n'avait qu'à rejoindre le filet pour serrer la main de son adversaire, il se dirigea vers sa chaise, tout pensif, se croyant à un simple changement de côté ! Toujours dans la lune Marat ! Et si tu songeais à ce moment là à la retraite, oublie tout de suite cette idée ! Tu as un devoir moral envers les fans qui te soutiennent à travers le monde ! Tu ne peux pas les laisser tomber ^^

En dehors de la passation de pouvoir entre Nadal et Federer, cette année 2008 aura tout de même été relativement stable en haut de la hiérarchie. C'est vrai qu'on demande à voir ce que les Murray, Tsonga, Simon, Del Potro et quelques autres vont pouvoir donner en 2009, mais sur le coup je reste conservateur. Je veux encore et toujours des matchs d'anthologie entre Rafa et Roger !^^ See you soon en 2009 !!!

jeudi 4 décembre 2008

Speedwriting : deuxième !

Bonjour à tous. Voici mon deuxième texte speedwrité ! Bien que d'un genre totalement différent du premier, les deux textes ont en commun de faire appel à mes émotions du moment. Tandis que le premier se faisait davantage l'écho de mes sentiments "romantiques" et était intégralement dédié à un être cher à mon cœur, celui-ci repose davantage sur ma propre personne, à travers un questionnement existentiel somme toute classique.

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" Un jour, c'est sûr, je réaliserai mes rêves... "

Lequel d'entre nous n'a jamais prononcé cette phrase avec cet enthousiasme censé caractériser la jeunesse, à un moment où l'on se croit invincible et que les barrières ne sont point infranchissables. On y croit sincèrement, au plus profond de nous-mêmes. Chaque jour qui passe n'est qu'un jour de moins avant que le rêve ne s'accomplisse. Bien sûr, quand on est jeune, il arrive que l'on confie ce genre de choses à ses parents, sans doute à la fois pour les défier, pour leur dire que notre vie à nous sera palpitante, différente, et à la fois pour recueillir leur soutien. Alors au début, on a droit à de francs encouragements. Mais le temps passe, et le discours change. On nous dit : " Bien sûr que tu as le droit de garder tes rêves, peut-être bien qu'un jour viendra où ceux-ci se réaliseront. Mais en attendant remets les pieds sur terre". Alors on remet effectivement les pieds sur terre. Je remets les pieds sur terre. J'ouvre grands les yeux. Plus on grandit, plus le temps passe vite, et vient le moment où on se dit que finalement, ses rêves, on ne les réalisera peut-être jamais. Mais c'est normal n'est-ce pas ? C'est le cycle de la vie, les rêves fous appartiennent à la jeunesse, et en vieillissant on comprend que l'on était bien naïfs, que la vie c'est autre chose. Des moments de plaisir, certes, mais aussi des responsabilités, divers soucis. On se complaît alors dans ce cycle. Il n'y a pas de raisons d'y échapper, personne ne le peut. Il n'y a qu'à voir autour de nous. Quiconque affirmerait le contraire serait au mieux traité de naïf, au pire de grave immature. Et c'est normal n'est-ce pas ?

Non ce n'est pas normal. Pourquoi le serait-ce ? Ce n'est pas parce qu'à un instant donné, pour une situation donnée,un groupe de personnes a décidé que les choses devaient se passer d'une certaine manière, de la manière dont ils ont toujours vu les chose se dérouler , que les choses doivent effectivement se passer de cette manière. Le schéma que tout le monde connaît possède évidemment un aspect rassurant. Il est familier, éprouvé par de nombreuses générations. Si quelqu'un tente de s'en écarter un tant soit peu, il est tout de suite rappelé à l'ordre. A la jeunesse, on peut pardonner, puisque l'on est tous passé par là, mais au bout d'un moment, il faut agir. Quelles sont les raisons profondes qui poussent les gens à mettre des barrières à nos envies ? La peur peut-être, ou bien encore la jalousie ? Tandis que l'on peut admettre que des parents éprouvent le premier sentiment, le second correspond plutôt à un phénomène de groupe. Nous n'avons pas fait cela ; nous n'avons pas eu le courage de le faire. Nous ne tolérerons pas qui lui, qui elle, puisse le faire. Le premier sentiment part d'une bonne intention, mais se révèle au final stérile dans la majorité des cas. Sortir des sentiers battus, arpenter un chemin inconnu, est un acte risqué, soit. Mais si l'on ne prend pas de risques, les gains seront nuls eux aussi. Le second sentiment est davantage pernicieux. Plus diffus. Il provient en grande partie d'un entourage qui sort du cadre strict de la famille. Peut-être même que des gens qui n'en ont même pas conscience nous influencent, nous freinent ? Manquons nous donc de courage ? Je ne le sais pas. Pourtant, je sais que lorsque quelqu'un réussit effectivement à sortir du chemin qu'on lui a tracé, je suis admiratif. Je me dis que lui a eu le courage de n'écouter que son cœur, tandis que moi... Alors pour me consoler, je me dis que cet être singulier - d'aucuns diront marginal - n'est qu'une exception. Il a réussi à réaliser ses rêves, ou du moins une partie de ceux-ci, et il ne s'en sort pas si mal. Mais combien d'autres ont pu tenter le coup, et au final, subir un échec cuisant. Ils perdent alors sur les deux tableaux. Non seulement, ils s'en sortent mal, mais en plus ils doivent supporter le souvenir d'un rêve qu'ils n'ont pas pu accomplir. Le fameux prix à payer pour avoir prix le risque. On peut tout aussi bien gagner beaucoup que perdre gros.

Alors je serai plus malin que les autres, j'assurerai mes arrières. N'est-ce pas déjà ce que je suis en train de faire ? A défaut de réussir, je veux au moins tenter le coup. Et qui sait alors si : " Un jour, peut-être, je réaliserai mes rêves... ".

jeudi 27 novembre 2008

Speedwriting !!

Bonjour à mes nombreux lecteurs ! J'inaugure avec cette entrée un concept qui me trotte dans la tête depuis un certain temps et qui me tient à cœur. Ce concept, c'est le speedwriting. Non pas le speedwriting au sens de la fameuse technique de prises de notes basée sur des signes de ponctuations. L'idée que je me fais du speedwriting, c'est l'écriture, en une heure ou deux environ, d'un texte. Peu importe le genre, peu importe le style. L'inspiration du moment pour seul guide, telle est la règle. Je me doute que ce concept doit déjà exister, aussi je ne déposerai pas de brevet a priori ^^ Par ailleurs, je m'inspire des techniques similaires qui existent en dessin.

Le texte que je vais présenter ci-dessous a donc été fait en une heure environ. J'ai eu l'occasion de l'écrire au cours d'un atelier d'écriture, mené par un écrivain, M. Y.C. et je dois dire que c'est un environnement très stimulant pour laisser parler son imagination et ses émotions du moment. Lorsque l'atelier se termine, nous avons la possibilité de lire pour l'ensemble du groupe notre œuvre. Je dois dire que j'ai hésité longuement avant de me lancer pour ce texte, d'un genre un peu spécial pour moi, mais je ne regrette pas, ayant reçu de plutôt bons échos au final !

Place au texte :

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Pourquoi un tournesol ? Je n'en ai que faire de ce maudit tournesol. Oui, il m'a tout l'air d'être fané en plus. Au moins avant tu avais la décence de mettre le tournesol en arrière plan seulement. Maintenant, il n'y a plus d'arrière plan, il n'y a plus qu'un plan. A moins qu'il n'y ait plus de plan du tout. A quand le noir absolu ? Non cela ne te ressemblerait pas. Tu n'irais pas jusque là. Tu mettrais sans doute un champ de tournesol. Un plan, un seul, large comme il faut ? Ou alors pleins de tournesols, et là il y en aurait des plans ; un premier, un second, un troisième. Je friserais l'indigestion. Mais ça ne te suffirait pas. On pourrait même apercevoir le ciel, le plafond serait bas, gris, sinistre, le vent soufflerait et se devinerait à travers la courbure des immondes plantes.

En dépit de tout ce que tu me feras subir, je te chercherai encore et encore à travers la photo. Je jurerai t'avoir aperçu, tantôt au premier plan, tantôt quelques rangées plus loin. J'irai même visiter celles que les lois de la physique m'interdirait d'atteindre. Je croirai reconnaître une silhouette. A chaque fois mon cœur bondirait dans ma poitrine. Mais à chaque fois tu aurais un temps d'avance sur moi et tu disparaîtrais sans que je puisse te localiser. C'est malin de ta part tous ces tournesols. Mais si je continue à te poursuivre peut être verra t-on à un moment la fin de ce maudit champ.

Oui elle est là l'idée. Il me suffit de courir tout droit désormais. Tu ne pourras pas t'en aller par les côtés, de toute façon ils n'existent pas. D'un pas alerte désormais, je me précipite et sans réfléchir je cours, j'affronte les plantes, encore les plantes, toujours les mêmes plantes, je me prends des coups mais peu importe, seul compte la ligne d'arrivée, le moment où j'aurais passé cette fameuse dernière rangée. Elle doit bien exister. Je cours depuis des heures. Je n'ai pas aperçu une trace de ta blonde chevelure. Je suis épuisé mais je ne désespère pas de te rattraper. Les tournesols commencent à changer d'aspect. Non, en fait ce sont toujours des tournesols, mais quelque chose d'étrange se produit.

Oui, ça y est, j'y suis, j'arrive au bout de la photo, et tu es arrivé au bout de ton stratagème. Tu en as eu à revendre de tes maudits tournesols. Mais je vois désormais par transparence. Je redouble d'énergie. Bientôt je n'apercevrai plus rien. Et alors je t'apercevrai. Oui ça y est, la dernière rangée est franchie. Je m'arrête, je reprends mon souffle. Cette fois-ci tu ne peux plus te cacher. C'est la plaine à perte de vue. Tu es à cours d'imagination. En dépit de tous tes efforts, tu ne peux pas t'échapper. Tu le sais. Tu t'es même résignée, je t'aperçois désormais à une centaine de mètre devant moi. Tu me dis d'approcher. Je n'hésite pas. D'un pas décidé, je m'avance. Je distingue bien mieux ta silhouette désormais. Je serai bientôt à quelques mètres de toi. Je vois tout désormais. Je croise ton regard et j'esquisse un sourire. Toi tu l'esquisses depuis longtemps. Pourquoi cet air figé ? Bientôt je pourrai te toucher et alors tu réagiras. Même si tu ne parles pas, tes gestes le feront pour toi. J'approche désormais ma main de ton visage. Je veux simplement pouvoir caresser ta joue. Mes doigts effleurent ta peau. Elle est douce mais si froide. J'attends une réaction. Tu ne bouges pourtant pas. Mais j'insiste, je pose mes deux mains sur ton visage, je glisse sur ton cou. Je remarque alors que tu ne portes pas de collier. Cela me rappelle un souvenir. C'est cela en effet, tu as oublié ton collier peut-être. Mais tu n'as pas oublié ta robe. Je ne peux t'imaginer plus belle que dans cette tenue. Rien ne peu transcender ta beauté et ton charme davantage. Tu as même mis les souliers rouges. Mais qu'aperçois-je à tes pieds. On dirait quelques photos de toi que tu auras fait tomber par mégarde. On peut deviner un tournesol dessus. Mais cette fois-ci tu devances le tournesol. Tu souris. Je ne sais pas pourquoi tu as choisi le tournesol. Mais je t'associe désormais à cette plante. Je ramasse les photos et je les glisse dans ta main. Tu ne réagis toujours pas. Même les photos semblent plus vivantes. Tu n'as même pas l'aspect d'une statue. Je commence à comprendre. C'est bien tout ce qu'il me reste. Je n'aurai jamais rien d'autre. Le vent se lève. Tu te courbes sous sa puissance. Une tempête approche. J'ai du mal à tenir debout. Et tu es en train de t'envoler devant moi. Dois-je te laisser partir ? Je ne le veux pas. Je te retiens pas la main. Mais tu veux partir cette fois-ci. Tu es plus forte que moi. J'essaie pourtant de te retenir de toutes mes forces. Rien n'y fait. Tu vas m'échapper. Dans un dernier effort, alors que je sens que tu vas t'en aller pour de bon, j'arrache les photos que j'avais posé dans la paume de ta main. Tu es partie, définitivement. Je reste planté au milieu de la plaine. Je ne sais même pas où je suis. Comment pourrais-je savoir où tu es allé. Je glisse les photos dans ma poche. Je me retourne, et même les tournesols ont disparu.

lundi 20 octobre 2008

Résurrection !

Mon blog semble totalement mort ! Et pourtant il ne l'est pas autant que moi en ce moment ! J'aurais en effet bien des choses à raconter. Si seulement le cœur m'en dit alors peut-être que cela viendra, à petites doses. Tout mort que je suis actuellement, je n'envisage pourtant pas la fin ! C'est bien pour ça que je nomme cette entrée Résurrection ! Résurrection du blog ? Oui ! (Enfin ça ne sera pas la première fois...ni la dernière) Résurrection à un tout autre niveau ? Certainement ! Mais là les choses sont bien plus délicates, et cela risque de prendre énormément de temps. J'ai énormément de choses à faire, à changer, à enterrer, à digérer, à accepter.

Oui, c'est le grand ménage de printemps, en automne. Mais ce ménage, je le vois comme une bénédiction.

Et puis, et puis...j'ai tellement de choses à dire au niveau du tennis ! Le plus beau sport au monde, et on en a encore eu un magnifique témoignage cette année, l'apothéose étant atteinte le jour, ou plutôt le soir de cette fabuleuse finale du tournoi de Wimbledon entre les désormais légendaires Roger Federer et Rafael Nadal. Sans doute mon plus gros moment d'émotion et de bonheur en cette année 2008 qui n'est certes pas fini mais qui aura déjà fourni son lot d'émotions diverses en ce qui me concerne. C'est d'ailleurs plutôt a posteriori que je considère ce jour comme mon très gros moment de bonheur de l'année. Cela paraît tellement futile, mais si vous aviez tous les détails que je ne peux pas vous donner, vous comprendriez.

Lundi 20 octobre 2008 20h30. J'essaierai de me souvenir de cette date.

samedi 26 avril 2008

Enfin !

Et oui, pour la première fois de la saison, Roger Federer et Rafael Nadal vont croiser la raquette, pour le titre du Masters Series de Monte-Carlo. Autant dire que je suis plus que content de cette affiche, que j'annonçais déjà dans mon précédent billet ! Je pense que les chances des deux joueurs pour remporter la victoire sont équivalentes. Rafa et Roger jouent bien, et au-delà de leur saine et passionnante rivalité, les motivations ne vont pas manquer aux deux joueurs ! En effet, Rafa va tenter de remporter le titre pour la quatrième année consécutive, ce qui n'est plus arrivé depuis 1914 ! Quant à Roger, et bien, il va tout simplement essayé de compléter sa panoplie de Master Series, car il ne lui manque plus que Monte-Carlo, Rome, et Paris pour les avoir tous remportés !

À demain pour la finale !

dimanche 20 avril 2008

La bataille va bientôt commencer...

Et oui, la saison sur terre battue a repris ses droits depuis une semaine. Avec en point de mire, le tournoi de Roland Garros. Autant dire que cette (courte) saison sur l'ocre va être palpitante à plus d'un titre. Tout d'abord, parce que les contraintes du calendrier ont fait que cette année, les joueurs devront enchainer 3 masters series en seulement 4 semaines. Autant dire que les organismes vont être soumis à rude épreuve. Et je pense plus particulièrement aux organismes des deux joueurs qui nous ont habitué à aller au bout de leurs semaines sur terre battue depuis deux saisons, soient Rafael Nadal et Roger Federer ! Rafael n'est rien moins que tenant du titre à Monte-Carlo, Barcelone, Rome et finaliste à Hambourg. Roger est finaliste à Monte-Carlo, a connu un petit accident à Rome l'an passé, et vainqueur à Hambourg. Nos deux bonshommes vont donc avoir de nombreux points a défendre (n'est-ce pas Rafa !).

Je pense que la place de numéro 1 ne devrait pas se décider durant ces épreuves néanmoins. Rafa n'a pas beaucoup de points a gagner, et Roger devrait s'en sortir pour ne pas en perdre. Enfin, les sceptiques diront qu'avec le début de saison raté du Suisse, ce n'est pas gagné d'avance. Oui mais voilà, Roger revient en forme, il vient de gagner le titre à Estoril, il a un nouveau coach et le couteau entre les dents. Curieusement, je dirai que les chances de Roger de s'imposer à Roland Garros n'ont jamais été aussi importantes que cette année. En effet, aux observateurs qui ne voient pas comment Roger pourrait mieux se débrouiller que les années précédentes en jouant moins bien depuis le début de l'année, je répondrai que tous ces problèmes l'ont sans doute assoiffé de victoires et de petite revanche sur ceux qui entrevoient déjà son déclin (une fois de plus). Et quelle meilleure façon que de s'imposer à Roland Garros pour faire taire les sceptiques. La saison sur terre battue est aussi bienvenue parce que les probabilités d'assister enfin à une rencontre, en finale qui plus est, entre Roger et Rafa n'ont jamais été aussi grandes. Et autant dire que je suis en manque depuis la finale de Wimbledon l'an dernier ! Pourtant, ils ne sont pas passés loin de se retrouver pour l'ultime match nos deux champions ; que ce soit à l'Open d'Australie ou à Indian Wells, il ne leur a manqué qu'un match pour se retrouver. Donc j'espère bien pouvoir dès dimanche prochain commenter leur finale !

Cela dit, contrairement aux années précédentes, Djokovic peut vraiment apparaître comme une menace pour Roger et Rafa qui ne sont plus vraiment seuls au sommet de la hiérarchie. Nole a déjà prouvé qu'il était bien plus qu'une menace sur dur, et sa demi-finale à Roland Garros l'an dernier a tout dit de son potentiel sur terre battue.

Le tournoi de Monte-Carlo commence dès demain et on en saura un peu plus sur l'état de forme des uns et des autres, d'autant que le tableau de cette année est très dense et bien équilibré. Place au spectacle...

dimanche 3 février 2008

My friend Spiderman

Je constate que ma propension à écrire sur les événements tennistiques se ressent sur ce blog au point qu'on pourrait presque croire qu'il s'agit d'un blog spécialisé dans le tennis, ce qui rend du même coup le titre du site obsolète ! Il est donc temps de créer une nouvelle catégorie, à savoir la catégorie cinéma. (Oui je sais c'est très superficiel comme procédé ^^).

Pour être franc, bien qu'étant un grand amateur de cinéma, je n'ai pour ainsi dire jamais tendance à analyser les qualités et les défauts d'un film après l'avoir vu. Peut-être parce que j'ai l'impression qu'il s'agit alors d'une démarche trop analytique, trop scientifique, et que je dois alors faire l'effort de me détacher du contexte émotionel du film.

Néanmoins, je vais faire exception pour un film, qui n'est par ailleurs plus vraiment d'actualité, à savoir Spiderman 3. Si j'ai pris la peine d'écrire une petite critique du film à l'époque, c'est que j'avais vraiment attendu énormément de ce film, et bien entendu la déception n'en fut que plus grande. Mais trève de bavardages, place à la critique (que je fourni sans modifications de ma part, donc ne soyez pas étonné si le ton vous parait quelque peu modifié).

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J'ai enfin trouvé le temps de me rendre dans une salle obscure afin de profiter du dernier opus de la célèbre franchise Spiderman, i.e. Spiderman 3 ! Après avoir adoré les deux premiers épisodes, mon attente était pour le moins importante. Et pourtant, je ressors de la salle avec une impression mitigée. Bien sûr, j'ai vraiment aimé cet épisode, cependant, j'ai l'impression que l'on est passé à côté de ce qui aurait pu être un énorme film, car il y avait vraiment matière à le produire.

Ce qui faisait la grande force des deux premiers films, c'était l'harmonie dont Sam Raimi avait admirablement su tirer parti lorsqu'il s'agissait d'alterner scènes d'actions, inhérentes aux films de superhéros, et scènes intimistes. Le gros problème ici est qu'il y a à mon sens beaucoup trop de méchants. C'est même un défilé, avec Flint Marko alias Sandman, Venom, Boufon Junior, et bien sûr bad spiderman himself ! Sans compter qu'une nouvelle fille fait son apparition dans l'entourage de Peter, Gwen Stacy.

Quand on pense qu'il n'y avait pour le premier Spiderman que Boufon Senior, et pour le second le Doc Octopus, ça fait un sacré changement. Et c'est la où le bât blesse. Lorsque je précise que l'on est passé à côté d'un énorme film, ce n'est pas pour rien. En effet, j'essaie de me rappeler la fabuleuse bande annonce du film, et le non moins excellent teaser. Et je me rends compte que ce qui faisait leur force et rendait mon attente insuportable, c'était la transformation de Spiderman. Envolé l'étudiant maladroit naïf au grand coeur. Bienvenu à l'homme (trop) sûr de lui, arrogant, agressif.

Or, bien que je n'ai pas regardé ma montre durant le film, il faut attendre un bon moment avant que la transformation n'opère, et le piquant et la profondeur que le nouveau comportement de Peter Parker aurait pu apporter au film de part ses relations avec son amour de toujours et son meilleur ami ne sont que très furtivement abordés. D'où mon impression d'être resté sur ma faim. Le personnage de Flint Marko, très intéressant au demeurant, n'en est pas moins inutile dans ce film. Tout juste donne t-il l'occasion à Bad Spidey de tester son nouveau costume. Non seulement les scènes de Sandman auraient pu permettre, s'il n'était pas présent dans le film, de se concentrer sur Peter, sa personnalité, ses nouveaux problèmes et ses relations difficiles avec ses amis, mais en plus Sandman aurait pu très bien faire un bon méchant pour un prochain Spiderman. D'ailleurs, la scène où Flint Marko se transforme en Sandman est tout simplement fabuleuse, tant sur le plan esthétique qu'émotionnel. Ainsi, Flint Marko aurait lui aussi eu l'opportunité de voir sa personnalité approfondie. Tout le monde aurait été gagnant !

C'est dommage ! Bon, c'est peut être parce que j'adore Spiderman que je suis un peu sévère, mais c'est rageant d'imaginer que le film aurait pu être meilleur, et sans doute moins cher (parce que les scènes de Sandman ont du engloutir une bonne partie du budget;-) ).

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mercredi 30 janvier 2008

Bravo Djokovic ! Bravo Tsonga !

Je n'ai malheureusement pas eu les moyens de commenter l'Australian Open durant la quinzaine écoulée, mais j'espère que j'aurai l'occasion de le faire pour Roland Garros et pour Wimbledon !

Je pense qu'il n'y a pas grand chose à ajouter à ce qui a pu être déjà dit. J'irai juste de ma petite appréciation personnelle. Tout d'abord, je confirme que l'Australian Open reste mon grand chelem préféré comme je l'ai précisé dans une entrée précédente (sans doute en partie car c'est l'été aux antipodes et que ça me permet de m'évader de mon hiver morose !). On a eu droit à un certain nombre de belles parties, ainsi qu'à une situation grotesque (match Hewitt-baghdatis achevé vers 4h30 du matin !). Mais bien sûr, l'événement de la quinzaine aura été l'avènement de Djokovic. Quand je pense que tout le monde lui marchait dessus, et profitait de ses faiblesses de fin d'année 2007 pour émettre des doutes quand à sa capacité à digérer et à confirmer l'année écoulée ; je pense que les pisse-froids sont habillés pour l'hiver. Par contre, il est certain que les parents de Djokovic, et plus particulièrement sa mère, m'insupportent ! Au moment de la victoire de Nole sur Roger, celle-ci a notamment déclaré : The king is dead, long live the king ! C'est de l'humour douteux, mais surtout un manque de respect envers un joueur de la classe de Federer. Et je ne parle pas de la petite polémique le jour de la finale dans la tribune des supporters ^^

Certes, et je le répète encore, Djokovic n'est pas mon joueur préféré, mais il n'empêche qu'il a tout d'un futur numéro un mondial. Peu importe qu'il n'y arrive pas encore, Federer restant largement au-dessus de lot à mon humble avis, mais son jeu et sa personnalité ne peuvent que bousculer le patron du circuit et son dauphin. Par ailleurs, Federer ne réalisera pas le Golden Slam, mais Roland-Garros et les Jeux Olympiques sont toujours d'actualité pour lui.

Enfin, un petit mot sur Tsonga, la révélation du tournoi. Hmm, la révélation pour ce qui ne suivent pas grand chose au tennis devrais-je dire. Non pas que je jette la pierre aux gens qui s'enflamment pour ses exploits (j'en fait parti) mais les journalistes estampillés spécialistes du tennis ont toujours l'air de tomber des nus lors de tels parcours. Mais d'où est-ce qu'il sort ? Est-ce qu'il jouait au tennis il y a un an ? La plupart des vrais amateurs de tennis connaissent Tsonga depuis pas mal de temps maintenant, notamment de part ses résultats antérieurs à ses pépins physiques, mais visiblement pas les journalistes français. Bon, je suis un peu sévère avec les journalistes une nouvelle fois, mais c'est vrai que c'est énervant leur façon de mettre un joueur sur un piédestal et de ne s'intéresser à lui qu'à cause d'un énorme résultat. Tsonga avait déjà d'assez bons résultats l'an dernier pour qu'on s'intéresse à lui à ce moment là (certains l'ont fait d'ailleurs). En tout cas, ces mêmes journalistes ne manqueront pas de descendre Tsonga si celui-ci ne confirme pas au cours de l'année à venir son magnifique parcours au pays des kangourous. Heureusement, Tsonga n'a pas l'air d'avoir la grosse tête, une vraie force tranquille, calme en dehors des cours, explosif (dans le bon sens du terme) sur un court de tennis.

Peu importe finalement qu'il soit capable ou pas de rééditer ses exploits australiens, l'important pour moi c'est qu'il reste à l'abri des pépins physiques, qui gachent de trop nombreuses carrières, et qu'il m'a apporté beaucoup de plaisir, car il est vrai tout de même que depuis Clément en 2001, on n'avait plus vu de finaliste français en Grand Chelem. Ô désespoir ! Le temps passe trop vite !

mercredi 2 janvier 2008

Pour la forme...

...Bonne année 2008 à tous mes lecteurs, et je sais qu'ils sont nombreux !

lundi 31 décembre 2007

2008 : Federer versus l'Histoire du tennis !

Après mon petit bilan de l'année 2007, place aux enjeux de l'année à venir ! A l'heure où j 'écris ces lignes, la saison est déjà en train de redémarrer aux antipodes, sous le soleil de l'été austral ! J'avais qualifier l'année 2008 année de tous les dangers, et je vais donc expliquer la signification de cette phrase !

Tout d'abord, les dangers en question ne sont que d'ordre sportif, heureusement ! Et ne s'appliquent en l'occurence ici qu'à une seule personne, pour qui l'année à venir sera déterminante, la personne en question étant bien sûr Roger Federer !

On peut distinguer plusieurs domaines dans lesquels Federer sera confronté à ce fameux danger, même si je suis d'accord que le terme n'est pas forcément très bien choisi ! Tout d'abord, c'est au niveau de la défense de son statut de numéro un mondial que Federer va a priori devoir s'employer. La saison qui vient de s'écouler a montré tout le potentiel de Djokovic, qui peut donc légitimement venir contrarier Federer dès cette année, tout comme Nadal bien entendu ! Dans une moindre mesure, Murray et Gasquet peuvent devenir des empécheurs de gagner en rond. La clef, pour tous ces joueurs, sera la constance. Celle-ci est une des forces majeures de Federer, qui atteint quasiment toutes les finales des tournois auquels il participe. Constance qu'il atteint par la mise en place d'un calendrier judicieusement concocté ! A ses adversaires de prendre exemple !

D'autant plus que s'il est une année où la gestion des efforts sera primordiale, c'est bien l'année 2008, année olympique ! L'été sera particulièrement redoutable, et on peut même voir large et parler de tâche titanesque pour les meilleurs, avec un enchaînement Roland Garros, Wimbledon, Masters Series, Jeux Olympiques et Us Open (excusez du peu) particulièrement redoutable ! Federer a donc à affronter, en plus de ses coriaces adversaires, un calendrier fou, lui qui fait de Wimbledon et des Jeux Olympiques ses objectifs prioritaires. Je pense que sa manière d'aborder ces deux tournois ne dépendra pas nécessairement de l'état de forme de ses adversaires, mais plutôt de la manière avec laquelle il aura géré son Roland Garros ! Dès aujourd'hui, Federer et Nadal sont les grands favoris, mais l'arrivée de Djokovic et d'autres joueurs me fait penser que ce n'est qu'au cours de la saison sur terre battue que l'on pourra véritablement s'amuser à faire des pronostics sérieux.

Toujours est-il que Federer peut se confronter en 2008, plus qu'en toute autre année, à l'Histoire du tennis ! C'est en effet une de ses dernières chances d'effectuer le grand chelem, mais, cerise sur le gateau, c'est pour moi son unique chance de réaliser le Golden Slam (en 2012 je n'y crois pas ^^), un exploit jamais réalisé ches les hommes, qui permettrait à Federer d'obtenir les deux titres majeures qui lui manquent, et qui le placerait devant Sampras au nombre de Grand Chelem remportés.

Il sera de même important pour Federer qu'il montre qu'il est toujours le patron en cette année 2008, auquel cas les autres joueurs potentiels numéro un ne pourront que continuer à prendre confiance jusqu'à ce que l'inéluctable perte de son trône n'arrive pour Federer !

Assez d'analyses pour le moment, place à la nouvelle année, à la nouvelle saison, et à l'Open d'Australie (mon grand chelem préféré ^^) !

dimanche 18 novembre 2007

Hommage !

En exclusivité mondiale et pour clore la saison tennistique, je publie ici un billet que j'ai rédigé sous le coup de l'émotion après la finale du tournoi de Wimbledon entre Roger Federer et Rafael Nadal.

Au lendemain de cette fabuleuse finale de Wimbledon, je tiens à faire part de l'émotion qui m'a gagné après la balle de match remportée par Roger. Cela faisait longtemps qu'on attendait un grand match entre Roger et Rafael, et si la finale à Rome en 2006 était grandiose, elle n'avait bien sûr pas l'impact d'une finale de Grand Chelem.

Mais toutes les conditions étaient réunies en ce dimanche 8 juillet 2007 dans le temple du tennis ; deux champions que tout oppose sur le plan du jeu (encore que...) mais que tout réunie sur le plan du respect de l'adversaire et de l'histoire du tennis ; des légendes dans les tribunes; Borg himself dans la Royal Box; et un record de Borg qui allait forcément tomber. C'est donc Federer qui a égalé les cinq titres consécutifs de Borg à Wimbledon mais tout laisse à penser que Nadal pourrait bientôt réaliser le fabuleux doublé Roland-Wimbledon du même Borg.

C'est la première fois que Roger jouait un cinquième set à Wimbledon depuis son emprise sur le tournoi et il était bien conscient que Rafael se rapprochait à pas de géant. D'ailleurs, si Rafael n'a pas manqué de saluer le talent de Roger comme à son habitude, Roger a lui aussi rendu un formidable hommage à son adversaire, déclarant notamment que cette victoire avait plus de saveur grâce à lui et surtout que Rafael pourrait bientôt truster les victoires en Grand Chelem. A mon tour de rendre hommage à ces deux champions qui font un bien énorme au tennis.

Cela faisait longtemps qu'on parlait de leur rivalité et avec ce match, elle entre de plein pied dans l'histoire du tennis. Les mois et les années à venir n'en seront que plus palpitantes, d'autant plus que d'autres talents frappent désormais à la porte.

Mais aujourdh'ui c'est définitivement Roger et Rafael et non pas Roger contre Rafael.

Adieu 2007. Bonjour 2008, année de tous les dangers !

Non, vous n'êtes pas fous. Nous sommes toujours en 2007, mais plus pour très longtemps. Néanmoins, je considère que l'année a pris fin aujourd'hui, car comme vous le savez sûrement, c'est ce matin qu'avait lieu la finale du Masters de tennis de Shanghai. Les plus perspicaces/emmerdeurs souligneront qu'il reste la finale de la Coupe Davis à jouer dans deux semaines. C'est juste, mais la Coupe Davis est une compétition par équipe et ne distribue pas de points pour le classement ATP. Donc, le débat est clos.^^

Pour en revenir au Masters, deviner qui est le vainqueur n'est pas trop difficile ! Federer a encore mis tout le monde d'accord, et vu son excellente saison, je pense que ça n'est que justice ; de toute façon, sa manière de jouer en finale a encore atteint des sommets, donc difficile de lui contester sa victoire, qui le rapproche a une unité (déjà !) de Sampras et Lendl, détenteurs de 5 Masters l'un comme l'autre.

C'est donc l'heure de faire mon petit bilan. Oh, je serai rapide, ne vous inquietez pas !

En premier lieu, je souhaiterais souligner le manque de culture tennistique (pour ne pas dire l'incompétence) de certains journalistes. En effet, suite à la défaite de Federer contre Gonzalez en match de poule, certains n'ont pas eu peur d'avancer l'heure d'un éventuel déclin du numéro un mondial. Je suis même épaté que cela n'ait pas fait bondir grand monde (quoique Federer n'a clairement pas apprécié et l'a montré raquette en main). Le problème avec Federer, c'est qu'il est parti sur des bases impressionnantes et le nombre de ces matchs perdus se comptent sur les doigts de la main (voire d'une main certaines années). Beaucoup de personnes s'étonnent alors de le voir perdre un match, qui plus est dans une grande compétition (il était invaincu en poules au Masters jusqu'à cette fameuse défaite). Les gens oublient que perdre un match, ça peut arriver, même au numéro un mondial et même quand celui-ci s'appelle Roger Federer. Bref, tout ça pour dire que la médiocrité de certains journalistes m'afflige profondémment.

L'année 2007 aura été sur bien des points similaires à l'année 2006 pour Federer et Nadal, aussi je ne reviendrai pas sur leur saison (si ce n'est un petit bonus !). C'est Djokovic qui aura été la révélation de l'année. Il finit numéro 3 mondial et se permet de battre Federer et Nadal. Je ne suis pas un grand fan de Djokovic, mais je ne fais pas la fine bouche quant à sa capacité à venir taquiner les sommets. Au passage, je souhaiterai réagir aux remarques de certaines personnes qui jugent Djokivic prétentieux ou imbu de sa personne. Depuis quand amuser la galerie après un match ou affirmer vouloir être numéro un en 2008 c'est être prétentieux ? Je trouve qu'il a du courage pour faire ce genre de déclarations, sachant que nombreux seront les pisse-froid qui n'hésiterons pas à lui mettre la pression et à lui rappeler ses déclarations à chaque défaite. Djokovic a du caractère, de l'humour (oui il ne faut pas oublier que tout cela reste malgré tout du tennis, juste du tennis) et les critiques qu'il est obligé d'essuyer ne sont pas fondées.

J'aimerais faire un petit clin d'oeil à David Nalbandian pour être sorti de sa torpeur et m'avoir régalé lors des deux derniers Masters Series de la saison (même au scoreboard c'est très joli à voir ^^).

J'aimerais dire à Marat Safin qu'il devrait prendre exemple sur Nalbandian et qu'il reste malgré tout mon joueur coup de coeur depuis la retraite de Sampras ! Je rêve encore d'une finale d'anthologie entre Federer et Safin (pour l'instant on a eu droit qu'à une demi-finale).

J'aimerais dire bravo à David Ferrer pour sa fin de saison et pour sa personnalité qui me plaît beaucoup. Il est discret, humble, il aime lire. ;-)

J'aimerais dire merci à Roger Federer pour avoir raté tant de balles de break lors du premier set d'un match joué le 10 juin 2007.

J'aimerais dire merci à Rafael Nadal pour avoir sauvé tant de balles de break lors du premier set d'un match joué le 10 juin 2007.

Vous avez peut être noté que je qualifie l'année 2008 année de tous les dangers. Je vous expliquerez bientôt pourquoi.

P.S. : En dépit du ton de ce billet, et notamment les passages concernant Roger Federer, vous devez savoir que je ne suis pas pro-Federer, et je peux même affirmer que s'il existe une personne en ce monde qui se rapproche le plus d'un anti-Federer, c'est bien moi.^^ Cela dit, j'essaie d'être le plus objectif possible dans mes analyses.

vendredi 9 novembre 2007

Instituteur...

...de billes.

Instituteur de billes ? So what ? Et bien, figurez-vous que ce métier est le premier métier que j'ai rêvé de faire dans ma vie. Je devais être en CP je pense quand j'ai décidé de prendre mon avenir en main.^^ Ce qui explique notamment pourquoi ce métier ne figure pas dans un bon guide ONISEP. Je vous assure que vous pouvez chercher, vous ne trouverez aucune information sur le sujet. Désespérant. Surtout quand on pense aux pauvres gamins d'aujourd'hui qui rêvent à leur tour de ce métier. Quoique mon ego serait satisfait d'apprendre que je suis le seul à avoir pensé à ce métier dans ma prime jeunesse.

Bref, tout ça pour dire quoi ? Et bien pas grand chose, si ce n'est que c'est la troisième entrée de ce blog (applause), et que la recheche d'un métier est d'une certaine manière toujours d'actualité en ce qui me concerne, longtemps après ma première vocation. Peut-être aurai-je l'occasion d'approfondir le sujet dans une prochaine entrée.

lundi 29 octobre 2007

Question existentielle

Et oui, c'est déjà mon deuxième billet sur ce blog. Autant dire que j'avance à pas de géant. Un billet tous les deux mois, c'est respectable, d'autant plus que cela fait six billets par an, soit six cents billets en un siècle ! Mais privilégions la qualité à la quantité.

Une soudaine et étrange question m'est venue à l'esprit il y a quelques jours. En effet, je me suis demandé tout d'un coup quelle était la personne connue la plus ancienne de l'histoire de notre planète. Précisons les choses parce que j'ai peur de ne pas être assez explicite. Je veux dire que j'exclue des personnes comme Lucy (qui n'est d'ailleurs pas un homo sapiens sapiens ni même sapiens bref). On l'a appelé Lucy parce que c'est un jolie nom mais bien évidemment personne n'a aucune idée de qui était l'être en question.

J'excluerai donc tous les homo sapiens sapiens dont on a récupéré les ossements mais qui ne donnent aucune indication sur leur nom , leur position etc. En fait, j'ai juste besoin de savoir qui est la personne la plus ancienne dont on connaît le nom a priori, dont parlent des textes (l'invention de l'écriture est donc un pré-requis de la civilisation à laquelle appartient l'heureux gagnant ! ), et dont on peut quasiment attester l'existence sans aucune ambiguïté par des découvertes archéologiques. Car mine de rien, plus on remonte le fil de l'histoire des grandes civilisations passés, plus on tombe dans la légende et la véracité des écrits, souvent rédigés des siècles plus tard, ne sont pas très fiables.

Prenons un exemple très bête, la civilisation Romaine. Romulus aurait été le premier roi de Rome, aux alentours de 700 avant notre ère. Mais son père serait un dieu, et son histoire, à laquelle est lié son frère jumeau, Remus, tient quasiment de la légende. Bien sûr, on peut supposer qu'un dénommé Romulus ait véritablement était roi de Rome, mais l'abscence d'une histoire plus concrète fait peser le doute quant à sa réelle existence. Cela dit, ceci était juste un exemple, et le problème ne se pose pas ici de savoir si Romulus a vraiment existé puisqu'il n'est pas candidat selon moi au titre d'homme célèbre le plus vieux du monde. D'autres civisations bien plus anciennes ont précédé la civilisation romaine.

J'ai donc fait mes petites recherches sur internet, en essayant de parcourir l'ensemble du globle. J'en suis arrivé à la conclusion que le candidat le plus probable était Egyptien ! Il s'agirait du roi Narmer. On a retrouvé à la fois des inscriptions hiéroglyphique qui l'évoquent directement, et une de ces inscriptions, portée par un morceau de jare, date de 5000 ans environ. Mais surtout, on a retrouvé l'emplacement supposé de sa tombe. En fait, deux autres contemparains pourraient lui disputer ce titre ; il s'agit de Ka et de Iry-Hor, néanmoins leur existence, notamment celle du dernier cité, n'est pas l'objet d'un consensus parmi les Egyptologues.

Ainsi donc, pour moi Narmer représente un candidat très solide. Il faut dire qu'à mon sens, le fait qu'une trace écrite qui évoque une personne soit contemporaine de cette personne est une preuve solide de l'existence de cette personne. Le fait que l'on retrouve une tombe ne fait que consolider la véracité de cette existence.

Bien entendu, je ne prétends pas détenir le candidat absolu. Aussi, ne vous privez pas pour effectuer vos recherches, et m'infomer de vos découvertes !

dimanche 26 août 2007

Premier billet

Hello World !